Le quotidien de l'enfant cardiaque
La pratique du sport

Faut-il être prudent ?

   A l’école, comme en famille, tout est affaire de bon sens et de modération. Il faut éviter la surprotection et les interdictions abusives. La majorité des enfants cardiaques peuvent et doivent mener une vie normale avec la pratique du sport. 
Cependant, un certain nombre de cardiopathies nécessitent des mesures de prudence, soit qu’il existe un risque de troubles du rythme paroxystiques à l’effort, soit qu’une réparation des artères coronaires laisse planer un doute sur la qualité de la vascularisation du cœur à l’effort, soit enfin qu’il existe un obstacle organique à l’éjection du sang vers l’aorte ou l’artère pulmonaire. Dans ces situations, comme chez l’enfant qui reste cyanosé, des conseils de modération doivent être formulés, le sport de compétition et les efforts physiques violents ou prolongés (comme le cross) doivent être proscrits. 

Il est souvent nécessaire, en début d’année scolaire, de remettre un certificat médical nuancé au moniteur d’éducation physique ou au directeur du collège, afin que l’enfant ne soit pas sollicité de façon abusive sur le plan physique. Si la natation peut le plus souvent être pratiquée sans inconvénient, la plongée sous-marine doit être évitée. Les sports de combat sont contre-indiqués chez les enfants porteurs d’un stimulateur cardiaque sous-cutané (le plus souvent sous la clavicule gauche). D’une façon générale, les efforts physiques importants pratiqués à "glotte fermée" (c’est-à-dire en apnée), comme l’haltérophilie ou certains arts martiaux, sont déconseillés chez les enfants souffrant d’une cardiopathie congénitale.

Accueil