Les
cardiopathies congénitales ...
Les patients plus agés avec des obstructions modérées à sévères ont généralement développé des artères collatérales et leur diagnostic est posé plus tard dans la vie. L'examen histologique de la coarctation révèle souvent la présence de tissu originaire du canal artériel. La communication interventriculaire, la sténose valvulaire aortique et la bicuspidie aortique sont les malformations cardiaques les plus fréquemment associées à la coarctation. Les enfants chez qui un diagnostic précoce n'a pas été
posé peuvent se présenter après quelques semaines
dans un tableau de décompensation cardiaque congestive, ou à
quelques mois de vie, avec une hypertension artérielle méconnue.
Des enfants plus agés et des adolescents peuvent aussi être
diagnostiqués lors de l'investigation d'une hypertension artéielle.
3. Symptomatologie. La symptomatologie est variable selon l'âge: depuis le choc et un collapsus cardiovasculaire en période néonatale jusqu'à une hypertension des membres supérieurs et des pouls pédieux très discrets à l'adolescence. Le nouveau-né. Les enfants avec coarctation serrée et une circulation dépendante
du canal artériel deviennent extrêmement instables lors de
la fermeture de ce dernier, en tous cas en l'absence de circulation collatérale
assurant l'apport sanguin à l'abdomen et aux membres inférieurs.
En général, ces enfants se présentent en choc à
la fin de la première semaine de vie, ou dans le courant de la seconde
semaine de vie, avec des pouls faibles et une perfusion périphérique
réduite, souvent attribués à un choc septique. Si
un diagnostic rapide n'est pas posé et un traitement adéquat
n'est pas instauré,
L'enfant plus agé. Les patients qui ne deviennent pas extrêmement malades lors de
la fermeture du canal artériel ont soit une obstruction moins serrée
sur l'aorte, soit une circulation collatérale suffisante pour suppléer
à la circulation post-ductale. Ces enfants peuvent se présenter
avec des pouls fémoraux ou pédieux faibles ou retardés,
une hypertension des membres supérieurs, un souffle cardiaque, ou
une décompensation cardiaque congestive suite à l'obstruction
chronique sur la voie gauche.
4. Complications éventuelles Les complications de la coarcation de l'aorte sont rares au terme d'un eprise en charge en milieu spécialisé. On retiendra surtout le risque d'une re-coarctation (5-10 % en fonction de l'âge de la chirurgie), et la persistance d'une hypertension au long cours, en particulier chez les enfants diagnostiqués tardivement. 5. Traitement médical Le traitement d'une coarctation de l'aorte est avant tout chirurgical. La prise en charge médicale vise à stabiliser les enfants avant la chirurgie. Le nouveau-né. Les enfants en choc sont intubés et ventilés. On assure
un remplissage vasculaire suffisant. Ils recoivent du bicarbonate et des
inotropes si nécessaire. Les prostaglandines peuvent être
essayées pour favoriser l'ouverture du canal artériel, mais
elles peuvent aggraver une hypotension et ne doivent être administrées
au long cours si aucune amélioration clinique n'est notée
ou si une réouverture du canal artériel n'est pas objectivée
à l'échocardiographie. L'échocardiographie est suffisante
pour poser le diagnostic et un cathétérisme cardiaque à
des fins uniquement diagnostiques n'est pa justifié.
Enfants plus agés. Ces enfants plus agés sont généralement plus stables
et nécessitent un traitement moins urgent. Les béta-bloquants
sont parfois utilisés pour controler l'hypertension avant la chirurgie
(quand celle-çi est nécessaire).
6. Traitement chirurgical Le traitement chirurgical consiste à lever l'obstacle sur l'aorte. Différentes techniques sont appliquées: - la résection de la coarctation et l'anastomose bout-à-bout
(1)
La complication chirurgicale la plus redoutée (bien qu'exceptionnelle)
est la paralysie des membres inférieurs consécutive à
une lésion de l'artère spinale inférieure. Heureusement,
cette complication est rarissime et peut être évitée
par lamise en place d'un by-pass suppléant à la circulation
lors du clampage de l'aorte.
7. Suivi post-chirurgical Le suivi post-chirurgical est justifié essentiellement par la
possibilité d'une hypertension persistante, en particulier chez
les enfants plus agés (voir çi-dessus), et par le risque
de re-coarctation post-chirurgicale ou de coarctaton résiduelle.
L'incidence de coarctation résiduelle est supérieure à
10 % quand la cure chirurgicale est réalisée dans les trois
premiers mois de vie, et inférieure à 5 % quand réalisée
plus tardivement. Une dilatation au ballonet lors d'un cathétérisme
cardiaque interventionnel est alors le traitement de choix. L'efficacité
de cette méthode peu invasive n'est pas encore prouvée dans
le cadre du traitement en première intention des formes mineures
de coarcation.
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