Le Pr P. Bodart écrit en 2002  :

Nous avons eu le privilège d'accueillir en 1966 Dominique Claus qui, dès le départ, s'orienta vers la radiologie pédiatrique.  Après une formation de base en radiologie générale, il put se rendre notamment à Lausanne, dans le service du Pr G. Candardjis où il fréquenta, durant l'année académique 1969-1970, l'unité de radiologie pédiatrique du Dr D. Nusslé. Dès son retour, il développa à Herent le secteur pédiatrique de la radiologie.

Il avait un contact humain exceptionnel, un très grand respect des patients en particulier des petits malades qu'on lui confiait et une compétence indiscutée. Il a apporté de multiples innovations donnant libre cours à son imagination, à son esprit créatif.  Son idée, très juste d'ailleurs, était qu'il faut partir, pour un diagnostic correct, d'un cliché parfait.  Il imagina donc un système tout à fait original adapté à l'enfant en vue de l'obtention de clichés d'une qualité exceptionnelle, système basé sur la simplicité, la rapidité d'action et la protection de l'enfant et du personnel.  Il a même construit, dans son appartement, un tomographe " prototype " en bois exclusivement destiné aux très jeunes enfants, réalisant des coupes en une fraction de seconde. Il fut utilisé avec succès à la clinique Saint-Joseph d'Herent.  Ce prototype ainsi que le produit fini industriel (voir Illustration) se trouvent actuellement au Musée belge de la Radiologie, créé à l'hôpital militaire Reine Astrid de Neder-Over-Heembeek  par le Méd. Col. R. Van Tiggelen, qui s'est totalement investi dans cet ambitieux projet dont il n'existe, en Europe, que trois exemples : un en Belgique, un en Italie et un en Allemagne qui n'est autre que le célèbre musée Röntgen de Lennep-Remscheid.

D. Claus a également innové, dans de nombreux domaines de la radiologie pédiatrique : opacification vésicale par ponction sus-pubienne, étude du cerveau par échographie trans-fontanellaire. Il était également la référence en matière de dépistage ultrasonographique des malformations f¤tales. 
Il a formé, après l'avoir choisi, un adjoint qui lui succède aujourd'hui, assumant dignement son héritage scientifique et comportemental : le Dr Ph. Clapuyt.
Dominique nous a quittés trop tôt (juillet 1993), trop jeune après une longue épreuve de plusieurs années, travaillant jusqu'à la limite extrême de ses forces et faisant de nous, quotidiennement, les témoins de son héroïsme tranquille et de sa bouleversante et exemplaire humanité.

in "50 ans de médecine à l'UCL: 1950 - 2000" - Ed. Racine - Bruxelles 2002