La Faculté de Médecine : 1425 - 1797
Louvain 1816 - 1835

 

Avertissements

     En 1942, le Pr Richard Bruynoghe a retracé l'histoire de la Faculté de Médecine depuis sa réouverture en 1835 dans 4 articles publiés sous le titre "La Faculté de Médecine de Louvain" parus dans la Revue Médicale de Louvain : nº 11 pp. 173 à 176 (1942); nº 12 pp. 191 à 192 ; nº 13 pp. 204 à 208 ; nº 14 pp. 220 à 224. 

     Nous suivons la même démarche en reprenant certains extraits de ces textes, en établissant, grâce à l'Internet, un lien avec une courte fiche biographique pour chaque professeur, des textes d'archives et l'iconographie disponible et en poursuivant la description sur la période s'étendant jusqu'en 1985 pour chaque chaire d'enseignement.

     La description de ces 150 ans se limite aux filières d'enseignement par des professeurs nommés à la Faculté de la Médecine pour les matières donnant accès au grade de docteur en médecine, chirurgie et accouchements, à l'exclusion d'une multitude de cours plus spécifiques menant à la reconnaissance de médecins spécialistes.

     Pour la période qui suit l'année 1985, le lecteur peut trouver l'histoire des multiples spécialités, en particulier en médecine interne et en chirurgie, créées officiellement en 1973 en consultant le livre "50 ans de médecine à l'UCL : 1950 - 2000" en format PDF.

Des noms de professeurs qui n'apparaissent pas dans ces filièes d'enseignement, peuvent cependant se trouver dans la galerie des professeurs.

     La notion d'éméritat mérite aussi quelques commentaires.
Le terme "éméritat", tel que nous l'employons aujourd'hui (en abrégé, ém. ou émér.), est un belgicisme. Il désigne l'état d'un professeur honoraire d'université ainsi que le privilège qui lui est accordé.
L'âge de l'accès à l'éméritat a changé au cours du temps. Au XIXe siècle et jusqu'en 1948, l'éméritat n'est pas obligatoire. Il peut se prendre à 70 ans ou après 35 ans d'enseignement. Le record toutes catégories à l'UCL, c'est Joseph Van Biervliet, professeur à la Faculté de droit. Né en 1841, il sollicite son admission à l'éméritat en 1930, à l'âge de 89 ans, après 60 années d'enseignement. Pour la Faculté de médecine, la plus longue carrière est celle de Maximilien Michaux (1808-1890). En 1836, il devient titulaire de la chaire de clinique externe, charge qu'il gardera jusqu'à sa mort, à 82 ans.

     Lorsqu'en 1948, l'éméritat devient obligatoire à 70 ans, il est vécu par certains comme "la guillotine", ainsi que le rappelle le recteur Mgr H. Van Waeyenbergh dans son discours de rentrée académique en 1950.
Pour de nombreux professeurs, l'abaissement de la limite d'âge de l'éméritat à 65 ans, en 1982, a été ressenti comme une cassure brutale. Résultat de ces changements successifs, de l'allongement de la durée de vie, ainsi que de la diversification des enseignements devenus plus spécialisés, on assiste à une augmentation exponentielle du nombre des émérites au cours du XXe siècle.

     En 1900, il n'y a qu'un seul professeur émérite à la Faculté de médecine : F.J.M. Lefèbvre (pathologie générale et thérapeutique générale).

     En 1950, ils sont huit, dont cinq cliniciens: Fernand D'Hollander (psychiatrie), Louis Maldague (médecine interne et pédiatrie), Rufin Schockaert (gynécologie et obstétrique), Louis van den Wildenberg (ORL) et Anatole Van der Straeten (ophtalmologie).

     En 2000, le programme d'études de la Faculté de médecine donne une liste de 186 membres émérites ou honoraires du personnel académique; parmi eux, on compte une soixantaine de professeurs ou chargés de cours émérites ayant appartenu au cadre clinique.


 
      Nous commençons notre liste par les titulaires de la chaire d'anatomie.

Charles Windischmann enseigne l'anatomie de 1836 à 1839. Il meurt très jeune à l'âge de 31 ans.

Theodor Schwann lui succède. En 1848, il démissionne pour aller enseigner à l'Université de Liège.

Etienne Van Kempen reprend l'enseignement de l'anatomie après le départ de Th. Schwann. Atteint de maladie, il est déchargé de son enseignement d'anatomie descriptive en 1868 (confié à Edmond Sovet), d'anatomie pathologique en 1872 (confié à Charles Ledresseur), et, en 1876, âgé de 62 ans, il demande d'accéder à l'éméritat.

Edmond Sovet enseigne l'anatomie descriptive et les travaux de dissection en 1868. Dès 1871, il est atteint d'une maladie progressivement paralysante et incurable qui entraîne son décès 18 mois plus tard en juillet 1873 à l'âge de 31 ans.

Le cours d'anatomie descriptive revient alors à Charles Ledresseur. Ce dernier est d'abord appelé par l'Université pour suppléer E. Van Kempen pour le cours d'anatomie pathologique, puis il reprend l'anatomie descriptive, enseignée pendant une courte période par Edmond Sovet, et enfin, en 1877, l'entièreté de l'anatomie, sauf l'anatomie pathologique qui est reprise par Gustave Verriest. Charles Ledresseur est avant tout l'artisan principal de la construction de l'Institut d'Anatomie (appelé Institut Vésale - 36 rue des récollets) inauguré en 1877 avec ses installations de dissection, son musée et ses salles de travaux pratiques d'histologie. Il décède prématurément de maladie en quelques mois en 1901. Arthur Van Gehuchten reprend les cours d'anatomie.

Arthur Van Gehuchten devient suppléant de Ch. Ledresseur pour le cours d'anatomie en 1887, il enseigne l'anatomie systématique en 1890, et toute l'anatomie après le décès du titulaire en 1901.
Mais, c'est en neuroanatomie qu'il acquiert une réputation internationale. En plus de son enseignement de l'anatomie humaine combiné à la pratique clinique de la neurologie, en 1907, les autorités universitaires lui confient la chaire de pathologie et thérapeutique des maladies nerveuses, la première en Belgique. En 1914 la guerre éclate, il fuit en Angleterre où il est accueilli à Cambridge, mais il décède quelques mois plus tard des suites d'une intervention chirurgicale.

Charles Nelis, élève d'Arthur Van Gehuchten, reprend la chaire d'anatomie après la guerre 1914-1918 et il enseigne brillamment dans les deux langues. Atteint prématurément par la maladie, il décède en 1935.

La chaire est alors confiée à Ernest Van Campenhout. L'année suivante, pour lui permettre d'enseigner l'histologie et l'embryologie (suite à l'éméritat de Jules Havet), une partie du cours d'anatomie est cédée à Pierre Lacroix . La situation reste inchangée jusqu'en 1968.

Après le décès inopiné d'Ernest Van Campenhout en 1968, Antoine Dhem enseigne l'anatomie humaine systématique et topographique. En 1971, Pierre Lacroix décède inopinément à son tour; la chaire est confiée à Antoine Dhem qui enseigne l'entièreté de l'anatomie jusqu'à son éméritat en 1998.


 
     Pendant 150 années, le cours d'anatomie pathologique a connu de multiples titulaires. Cette matière est d'abord enseignée en même temps que l'anatomie par Théodor Schwann de 1840 à 1849, puis, toujours dans le cadre de l'anatomie, par Emile Van Kempen jusqu'en 1872. Elle est ensuite confiée à Charles Ledresseur de 1872 à 1877, pour être enfin reprise par Gustave Verriest, appelé par l'Université pour cet enseignement et celui de l'histologie, devenus obligatoires.

En 1883, G. Verriest cède la chaire d'anatomie pathologique à Joseph Denys, spécialement formé, qui est ainsi le premier titulaire d'une chaire clairement individualisée. Ce dernier assure cet enseignement jusqu'à son éméritat. Richard Bruynoghe lui succède pendant une courte période de 1920 à 1923, puis le cède à son élève Joseph Maisin.

Ce dernier confie rapidement les travaux pratiques à son collaborateur Eugène Picard, qui ne devient titulaire avec Jean-Marie Brucher (émérite 1995), qu'à l'éméritat de J. Maisin en 1964. Lui-même émérite en 1970, le cours est partagé avec Paul Maldague (émérite 1993) et Fernand Meersseman (émérite 1988).


 
     La bactériologie est née sous l'impulsion de Joseph Denys qui, en 1885, introduit des éléments de bactériologie dans le cours d'anatomie pathologique dont il est chargé. A son éméritat en 1920, le cours est repris par Richard Bruynophe qui assure cet enseignement en français jusqu'en 1941, le confiant alors à son fils Guy Bruynoghe. Ce dernier devient responsable de l'ensemble des activités de microbiologie à l'éméritat de son père en 1952. Il s'entoure en 1967 de la collaboration de Simone Stadtsbaeder (émérite 1985), de Georges Wauters et de Monique Lamy (émérite 1995) jusqu'à la fin de sa carrière en 1985.

Georges Wauters assure ensuite la coordination de l'enseignement jusqu'à son éméritat en 1993. Il raconte aussi l'histoire de la bactériologie de 1950 à 2000. Monique Lamy et Guy Burtonboy (émérite 2000) rapportent celle de la virologie.


 
     L'enseignement de la cancérologie se confond pendant 40 ans avec la personnalité de Joseph Maisin appelé à l'Université en 1923. Il fonde l'Institut du Cancer inauguré en 1927 qu'il dirige jusqu'à son éméritat en 1964. Henri Maisin lui succède, effectue le transfert de Louvain aux Cliniques Saint-Luc et poursuit la direction du service jusqu'à son propre éméritat en 1987. Il raconte aussi l'histoire de la cancérologie de 1950 à 2000.


 
     A partir de 1881, la chimie physiologique est détachée du cours de physiologie et confiée à un titulaire spécialisé, Gustave Bruylants, qui enseigne cette matière jusqu'en 1908. Il cède cet enseignement à Fernand Malengreau qui le poursuit pendant 40 ans. Dès 1949, Christian de Duve lui succède. Il s'entoure rapidement de ses premiers et principaux collaborateurs : Henri Hers, Jacques Berthet et Henri Beaufay. La chimie physiologique prend le nom de biochimie générale et humaine en 1968. Tous ces enseignants sont admis à l'éméritat au cours d'une période de 10 ans : Christian de Duve en 1985, Henri Hers en 1988, Jacques Berthet en 1991 et Henri Beaufays en1994.


 
     Pendant plus d'un siècle, l'enseignement de la chirurgie, comme celui de la médecine interne, se répartit entre des professeurs chargés les uns de la pathologie et d'autres de la clinique.

Jean-Marie Baud, nommé professeur en 1836, est le premier titulaire de la chaire de pathologie chirurgicale. Il assure son enseignement jusqu'en 1850, assisté au cours des dernières années par Pierre-Jean Haan qui lui succède en 1850 jusqu'au terme de sa carrière académique en 1882. Théophile Debaisieux lui succède pendant 8 ans jusqu'en 1890, puis Léopold Dandois pendant plus de 20 ans jusqu'en 1913.

Ensuite, Georges Debaisieux assure la relève pendant une courte période avant la nomination d'Oscar De Mees en 1919. Ce dernier, bien que n'exerçant pas la chirurgie l'Université, enseigne la pathologie chirurgicale jusqu'à son éméritat en 1955, puis le cède à Charles De Muylder- orthopédie exceptée - jusqu'en 1985 (éméritat). A partir de cette année, les divers aspects de la pathologie chirurgicale sont enseignés dans les divers secteurs multidisciplinaires par système ou organe.
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     Maximilien Michaux est le premier titulaire de la chaire de clinique chirurgicale qu'il occupe jusqu'à son décès en 1890, à l'âge de 82 ans. La chaire est alors confiée à Théophile Debaisieux qui l'assure jusqu'à son éméritat en 1914. Léopold Dandois lui succède pendant une courte période jusqu'en 1918, moment de sa reprise par Georges Debaisieux qui s'y maintient jusqu'en 1954.

La clinique chirurgicale reste monolithique sous la direction de Georges Debaisieux jusqu'à la fin de ses activités, à l'exception de la chaire d'urologie qui est créée à son initiative en 1952 et confiée au premier titulaire, Mathieu Schillings qui l'occupe jusqu'en 1959; elle revient ensuite à Jacques Brenez jusqu'à son éméritat en 1982.

Résumé schématique :

A la fin de l'activité de Georges Debaisieux, l'orthopédie-traumatologie (comme l'urologie) est détachée de la chirurgie générale et confiée à Pierre Lacroix, nommé chef de service. La chirurgie générale revient à Jean Morelle qui la pratique jusqu'à son éméritat en 1969, tout en s'entourant de collaborateurs dans les diverses spécialités qui émergent.

C'est à la fin de l'activité de Jean Morelle, qu'est créée l'ébauche d'un département qui est officialisé en 1973. Il persiste alors un service de chirurgie générale aux activités très limitées de 1969 à 1985, confié à Charles De Muylder. C'est le dernier titulaire de ce service qui disparaît dans la suite.

Les responsables et collaborateurs trouvent leur enseignement dans les secteurs multidisciplinaires. La chirurgie de l'appareil digestif est enseignée par Paul-Jacques Kestens (émérite 1995), la chirurgie pédiatrique générale et abdominale par Jean-Bernard Otte (émérite 2002), la chirurgie cardio-vasculaire et thoracique par Charles-Henri Chalant (émérite1991) et Robert Ponlot (émérite 1988), la chirurgie plastique par Albert de Coninck (émérite 1986), l'orthopédie et traumatologie de appareil locomoteur par André Vincent (émérite 1996), l'urologie par Jacques Brenez (émérite 1982) puis Paul Van Cangh, les aspects de la transplantation rénale et chirurgie des glandes endocrines par Guy Alexandre (départ en1992).


 
     La chaire de déontologie n'a jamais eu de titulaire chargé exclusivement de cet enseignement. Elle est créée en 1890 et confiée à Eugène Hubert qui l'occupe jusqu'à son décès en 1905. Elle est reprise par Rufin Schockaert qui s'y maintient jusqu'en 1952, pendant deux ans au-delà de son éméritat. Albert Dereymaeker lui succède jusqu'à son éméritat en 1984, puis la chaire est confiée à Gérard Sokal jusqu'en 1996.


 
     La dermatologie a d'abord été enseignée comme matière secondaire par les titulaires de la chaire d'ophtalmologie : le cours théorique des maladies syphilitiques et cutanées est d'abord donné par Frédéric Hairion jusqu'à son éméritat en 1883. Il semble ensuite disparaître du programme des cours pour n'y revenir qu'en 1919, année de la création obligatoire d'une chaire autonome de dermatologie dans les universités. Aimé Morelle en est le premier titulaire. A son décès en 1926, Nestor Yernaux lui succède pendant près de 30 ans, jusqu'en 1955. Adolphe Dupont prend la succession jusqu'à son éméritat en 1968. André Bourlond (émérite 1998) est dès cette année titulaire de la chaire pendant 30 ans.


 
     Louis Hubert est le premier titulaire de la chaire d'obstétrique. Il enseigne de 1836 jusqu'en 1876, date à laquelle cet enseignement est repris par son fils. Eugène Hubert occupe la chaire d'obstétrique de 1876 jusqu'à son décès en 1905. Rufin Schockaert lui succède; il est le premier à créer un enseignement de la gynécologie distinct de celui de l'obstétrique. Il poursuit sa charge pendant 45 ans jusqu'à son éméritat en 1950, à l'âge de 75 ans.

Ensuite Joseph Schockaert, déjà suppléant de son père en néerlandais depuis 1933, enseigne l'obstétrique et la gynécologie dans les deux langues en collaboration avec Jacques Ferin en français et Marcelin Renaer en néerlandais jusqu'en 1968, puis, optant pour le régime francophone, il continue son enseignement jusqu'à son éméritat en 1976. Jacques Ferin reprend alors la direction du service de gynécologie-obstétrique, confiant cette dernière matière à Karl Thomas (émérite 2000) qui lui succède en 1980.

Claude Lecart (émérite 1997) raconte l'histoire de la gynécologie-obstétrique de 1950 à 2000.


 
     En 1875, Gustave Verriest est appelé par les autorités de l'Université pour enseigner l'histologie normale et pathologique devenue obligatoire dans le cursus médical.
Dès 1884, il cède le cours d'histologie à son suppléant, Emile Venneman, qui l'assure jusqu'à son décès en 1906. Ensuite la chaire est confiée à Jules Havet qui poursuit l'enseignement jusqu'à son éméritat en 1936. Ernest Van Campenhout lui succède. Il décède inopinément en 1968. Stanislas Haumont poursuit cet enseignement jusqu'à son éméritat en 1996.


 
     La chaire d'hygiène n'a jamais eu de titulaire chargé exclusivement de cet enseignement. L'hygiène est successivement enseignée par Fréderic Hairion (de 1836 à 1883), Gustave Verriest (de 1883 à 1888), Charles Ledresseur (de 1888 à 1901), Albert Lemaire (de 1901 à 1908), Louis Maldague (de 1908 à 1911), Richard Bruynoghe (de 1911 à 1952) et Guy Bruynoghe (de 1952 à 1985).


 
     Pendant plus d'un siècle, l'enseignement de la médecine interne, comme celui de la chirurgie, se répartit entre des professeurs chargés les uns de la pathologie et d'autres de la clinique.

Pierre Van Esschen enseigne la pathologie et la thérapeutique des maladies internes de 1836 à 1838, il décède très jeune. Victor François est le deuxième titulaire de cette chaire; il enseigne jusqu'en 1868.
Emile Hayoit de Termicourt lui succède et décède en 1906.

Albert Lemaire reprend le cours de pathologie interne avec Arthur Van Gehuchten chargé de l'enseignement de la neurologie.
La pathologie interne passe en 1911 à Louis Maldague, puis en 1933 à Paul Lambin, jusqu'au décès inopiné de ce dernier en 1963.
L'enseignement devenant de plus en plus spécialisé, Joseph Heremans coordonne le cours de pathologie interne en s'entourant de plusieurs collaborateurs cliniciens. Il décède en 1975 et l'enseignement se répartit dans la suite entre divers secteurs par système ou organe.
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     Pierre Craninx est premier titulaire de la clinique interne. Il est nommé professeur à l'Université en 1835 et maintient son enseignement pendant 47 ans. Gustave Verriest lui succède en 1883 jusqu'à son éméritat en 1911. Albert Lemaire poursuit l'enseignement de la clinique médicale jusqu'à son décès inopiné en 1933.

Louis Maldague reprend la chaire jusqu'à son éméritat en 1948. Ensuite la clinique de médecine interne est répartie entre Paul Lambin et Joseph Hoet qui préparent des collaborateurs dans diverses spécialités médicales qui émergent.
Après le décès de Paul Lambin en 1963, Franz Lavenne lui succède et réunifie la clinique après le décès de Joseph Hoet en 1968. Il est entouré de collaborateurs dans les diverses spécialités qui formeront un département en 1973.
Franz Lavenne accède à l'éméritat en 1985.

Résumé schématique

Sous la direction de Franz Lavenne qui enseigne la cardiologie avec la collaboration de Réné Krémer (émérite 1991) et de Lucien Brasseur (émérite 1988), l'enseignement clinique est assuré notamment par Jules Arcq (émérite 1978), Jean Sonnet (émérite 1987), Henoch Meunier (émérite 1993) et Edgard Coche (émérite 2001) en médecine interne générale; Michel De Visscher (émérite 1980), André Lambert (décès1993), Joseph J. Hoet (émérite 1990), Christian Beckers (émérite 1998) et Jean Crabbé (émérite 1992) en endocrinologie; Charles Dive (émérite 1992) en gastro-entérologie; Gérard Sokal (émérite 1992) et Jean-Louis Michaux (émérite 1996) en hématologie; Charles van Ypersele de Strihou (émérite 1998) en néphrologie; Jacques Prignot (émérite 1989) en pneumologie; Charles Nagant de Deuxchaisnes (émérite 1997) en rhumatologie.


 
     La chaire de médecine légale, comme celle de déontologie et d'hygiène, n'a jamais eu de titulaire chargé exclusivement de cet enseignement. Les titulaires ont été successivement : Pierre Van Esschen (de 1836 à 1838), Victor François (de 1838 à 1868), Emile Hayoit de Termicourt (de 1868 à 1906), Joseph Denys (intérim), Louis Maldague (de 1908 à 1920), Richard Bruynoghe (de 1920 à 1952), Eugène Picard (de 1952 à 1970) et Fernand Meersseman (émérite 1988).


 
     La chaire de neurologie (pathologie et thérapeutique des maladies nerveuses) est créée en 1907 et confiée à Arthur Van Gehuchten qui décède en 1914. Après la réouverture de l'Université en 1919, le cours de neurologie est inclus dans le cours de pathologie interne donné par Louis Maldague, jusqu'en 1927, année où Paul Van Gehuchten le reprend et le conserve jusqu'à son éméritat en 1964. Albert Dereymaeker lui succède jusqu'en 1979. Christian Laterre assure ensuite cet enseignement jusqu'à son éméritat en 1998. Il raconte aussi l'histoire de la neurologie de 1950 à 2000.


 
     Frédéric Hairion est le premier titulaire de la chaire d'ophtalmologie créée en 1836. En 1874, il confie son enseignement à Léon Noël, mais ce dernier décède prématurément en 1877. Jean Nuel reprend le cours d'ophtalmologie, mais il démissionne 3 ans plus tard. Emile Venneman lui succède enseignant également l'histologie. Il décède en 1906.

Anatole Van der Straeten reprend le cours et enseigne pendant 30 ans jusqu'en 1936, année de son éméritat. Maurice Appelmans devient titulaire de la chaire jusqu'à son éméritat en 1972, ensuite Jean Michiels reprend l'enseignement jusqu'en 1987 (éméritat).


 
     En 1902, Léopold Dandois introduit la clinique des maladies des oreilles, du nez et de la gorge. Il est émérite en 1918. La chaire d'oto-rhino-laryngologie est créée en 1919. Elle est confiée à Louis van den Wildenberg. En 1948, près de 30 ans plus tard, la chaire est confiée à Paul Guns qui l'occupe jusqu'à son éméritat en 1969. Johan Van den Eeckhaut lui succède jusqu'à son décès accidentel en 1992. Michel Gersdorff poursuit alors la coordination de l'enseignement.


 
     La pathologie générale est d'abord enseignée par Louis Van Biervliet (de 1836 à 1868), dans la suite, successivement par Ferdinand Lefèbvre (de 1868 à 1898), Joseph Denys (de 1898 à 1920), Manille Ide (de 1920 à 1935), Joseph P. Hoet (de 1935 à 1948) et enfin Michel De Visscher (de 1948 - 1981).

Dans cette chaire, les professeurs ont quasi tous d'autres branches à enseigner : L. Van Biervliet la physiologie, F. Lefèbvre la thérapeutique, J. Denys l'anatomie pathologique et la bactériologie, M. Ide la pharmacologie, J. Hoet la pathologie interne et la propédeutique (régime flamand).


 
     Les maladies des enfants sont enseignées dans le cadre de la médecine interne jusqu'en 1920. Louis Maldague est le premier en Belgique à créer un enseignement autonome, théorique et pratique de la pédiatrie. C'est ensuite à son initiative, et suivant ses plans, que s'érige à Louvain un Institut de Pédiatrie des plus modernes (1937). Il maintient ces cours jusqu'à son éméritat en 1948. Pierre Denys lui succède. Il enseigne la pédiatrie dans les deux langues pendant près de 20 ans, jusqu'en 1967. Le cours est ensuite confié à Roger De Meyer (émérite 1992) et à Paul Malvaux (émérite 2000) avec la collaboration d'André Vliers (émérite 1997). Paul Malvaux raconte aussi l'histoire de la pédiatrie de 1950 à 2000 et André Vliers celle de la cardiologie pédiatrique.


  
     Jean-Baptiste Vrancken, nommé professeur en 1835, enseigne la pharmacologie jusqu'en 1871. Il a comme successeur Ferdinand Lefèbvre qui est chargé du cours de la pathologie et la thérapeutique générales. Ce dernier accède à l'éméritat en 1898; la thérapeutique générale (pharmacologie et pharmacodynamique) est reprise par Manille Ide, élève de Gustave Verriest.

Suite à l'éméritat de Manille Ide en 1935, André Simonart assume la charge de cet enseignement. Après l'éméritat d'André Simonart en 1969, l'enseignement de la pharmacologie est étendu et réorganisé : la pharmacologie générale est confiée à Théophile Godfraind (émérite 1996) tandis que la pharmacologie spéciale est partagée entre ce dernier et Carl Harvengt décédé en1994.


 
     Louis Van Biervliet, nommé professeur en 1835, est le premier titulaire de la chaire de physiologie jusqu'à son décès en 1868. Ernest Masoin lui succède jusqu'en 1915. A partir de 1912, Adrien Noyons est nommé suppléant, puis successeur. Ce dernier fait construire à Louvain un Institut de Physiologie modèle et le pourvoit d'un outillage perfectionné et certains appareils de son invention. En 1927, il quitte l'Université de Louvain pour reprendre la chaire de physiologie à Utrecht.

Joseph P. Bouckaert est chargé en 1927 de lui succéder. En 1937, il s'adjoint Jean Colle pour l'enseignement de la physiologie des sens. Tous deux enseignent dans les deux langues. Au moment de la séparation linguistique en 1963 - 1964, ils optent pour le régime flamand.

Xavier Aubert qui collabore déjà à l'enseignement dès la fin des années 50 reprend la chaire de physiologie après l'éméritat de Joseph P. Bouckaert en 1966. Il partage son enseignement avec Georges Maréchal (émérite 1996), Jean-Marie Gillis (émérite 2001), Jean Crabbé (émérite 1992), Anne De Becker (émérite 1993), auxquels André Charlier (émérite 1997) se joint en 1971. X. Aubert accède à l'éméritat en 1985.

De son côté, Jean Colle poursuit son enseignement jusqu'en 1968; Michel Meulders avec la collaboration de Nicole Boisacq le continuent, le développent et le diversifient jusqu'à leur éméritat respectif en 1995 et 1997.


 
     Les maladies mentales sont enseignées comme matière secondaire successivement par Jean-Baptiste Vrancken dès 1839 jusqu'en 1855, puis par Ferdinand Lefèbvre jusqu'en 1871, ensuite par Ernest Masoin jusqu'à son décès en 1915.

Une chaire de psychiatrie autonome est créée au moment de la réouverture de l'Université en 1919 et confiée à Fernand D'Hollander qui l'assume jusqu'à son éméritat en 1950. Charles Rouvroy lui succède jusqu'à son décès inopiné en 1967. Pierre Guilmot, en collaboration avec Jean-Pierre Legrand et Léon Cassiers (émérite1995) poursuivent l'enseignement. Ce dernier raconte aussi l'histoire de la psychiatrie de 1950 à 2000.


 
     Alors qu'il existe un service de radiologie clinique à l'hôpital Saint-Pierre à Louvain depuis 1914 dont la gestion est confiée à Joseph Boine jusqu'en 1935 puis à Simon Masy, la chaire de radiologie est confiée à Joseph Maisin en 1923. Il la monopolise pendant plus de 40 ans jusqu'à son éméritat en 1964. Pierre Bodart, s'entourant de collaborateurs lui succède jusqu'à son éméritat en 1989. Il raconte aussi l'histoire de le l'imagerie médicale de 1950 à 2000.


 
     En 1910, une chaire de stomatologie (dentisterie), faisant partie de la Faculté de Médecine est créée. Auguste Van Mosuenck en est le premier titulaire. Il assure l'enseignement jusqu'en 1939. Léon Van de Vyver lui succède jusqu'à son éméritat en 1970. Raymond Douniau reprend la chaire pendant les dix années suivantes (éméritat en 1980). Depuis lors, Hervé Reychler assure l'enseignement en doctorat en médecine.