6. EQUIPEMENT
Lors de l'acquisition d'un nouvel équipement, on devrait
être attentif aux multiples améliorations apparues
récemment en vue d'une meilleure hygiène.
6.1
Unit
6.1.1 Aspect de surface
Les surfaces et revêtements doivent être aussi lisses
que possible et résistants aux produits utilisés
aussi bien pour le nettoyage que pour la désinfection.
Il ne faut pas qu'il y ait des joints ou Þssures difÞciles
à nettoyer. Des teintes claires permettent de repérer
plus aisément les souillures.
La sellerie ne doit présenter ni plis ni coutures.
6.1.2 Crachoir
Le crachoir doit être de dimension sufÞsante, fait
en un matériau lisse et d'entretien aisé, sans rebord
en contre-dépouille ; le tuyau de rinçage doit se
situer au dessus du rebord pour éviter tout risque de contamination
du circuit d'eau. Certaines cuvettes de crachoir sont amovibles
et peuvent être désinfectées en auto-laveur.
Il faudra aussi expliquer au personnel et aux patients que cette
partie de l'équipement est particulièrement contaminée
et ne doit donc pas être touchée sans protection
6.1.3 Aspiration
L'aspiration à grand débit est un élément
très important dans la maîtrise du risque infectieux,
à condition que sa conception réponde à certains
critères hygiéniques. Outre le fait qu'elle aspire
les liquides buccaux, elle prévient en grande partie la
diffusion dans l'atmosphère des aérosols et débris
chargés d'agents contaminants. C'est le principal moyen
de prévention de l'aérocontamination. On peut très
bien s'en servir même lorsque l'on n'est pas assisté
; il est indispensable que les cabinets dentaires en soient équipés
systématiquement.
L'ancienne pompe à salive, fonctionnant suivant le principe
de la trompe à eau, est à déconseiller. Elle
est peu efÞcace, non hygiénique et peut provoquer
des accidents de contamination de l'eau, par sa conception même.
En outre, un reþux du contenu du tuyau, lorsque le patient
ferme la bouche sur la pompe à salive, n'est pas exclu
: dès que la pression en bouche équivaut la pression
aspirante, un þux de liquide peut aller en sens inverse
et inonder la bouche du patient. L'aspire-salive sera donc installé
sur l'installation d'aspiration centrale pour une meilleure efÞcacité
et une sécurité réelle.
Les aspirateurs mobiles indépendants qui évacuent
l'air aspiré dans l'air ambiant du cabinet sont à
prohiber totalement, car ils augmentent considérablement
la contamination de l'air.
Le système d'aspiration doit être facile à
nettoyer et à désinfecter. Les tuyaux doivent être
lisses à l'intérieur et à l'extérieur
pour retenir le moins possible de particules. Ils seront déconnectables,
voire thermodésinfectables.
Un système intégré de nettoyage et de désinfection
est certainement un progrès intéressant.
6.1.4 Commandes et poignées
Les boutons de commande et poignées sont manipulés
avec des mains souillées sans qu'on en soit bien conscient
et peuvent donc intervenir sournoisement dans la contamination
croisée.
Les vieux systèmes sont dépassés: sur les
installations modernes, les commandes sont enfouies sous des membranes
sans fente avec la surface environnante. Ainsi le nettoyage et
la désinfection sont aisés et efÞcaces. Il
est aussi hygiénique que les commandes se trouvent au pied
du fauteuil.
On peut également recouvrir les anciennes commandes avec une feuille adhésive en plastique, en cellophane ou en aluminium , à changer après chaque patient. On limitera au strict nécessaire les contacts avec des poignées (scialytique, tablettes). Il serait préférable qu'elles soient amovibles et il est important d'en posséder un jeu sufÞsant aÞn de pouvoir les désinfecter, voire même les stériliser. Les commandes au moyen d'une pédale sont également plus hygiénique.
6.1.5 Alimentation en air et en eau
Si des germes sont présents dans les conduites, ils pourront
s'y développer. On n'utilisera de préférence
dans l'installation que de l'air et de l'eau désinfectés
par un système intégré dans l'installation
ou mieux, en amont (désinfection de toute l'eau du cabinet
par procédé chimique ou par Þltration).
Lorsque l'on arrête le moteur et le spray de refroidissement,
un phénomène de réaspiration peut entrainer
des germes présents dans la bouche du patient et contaminer
non seulement la conduite dans l'instrument, mais également
au-delà.
Il faut penser, en début de journée et après
chaque patient, à faire fonctionner à vide (hors
de la bouche) pendant quelques secondes les moteur(s), turbine(s)
avec le spray et la seringue multifonctions
Dans les installations modernes, ce phénomène de
réaspiration a été éliminé
ou diminué par la suppression de la valve de rétraction,
la mise en place d'une valve de butée ou l'utilisation
d'un jet d'air purgeant la canalisation de l'instrument au moment
de la coupure du spray.
On peut vériÞer si le dispositif fonctionne en
actionnant le moteur avec le spray : à l'arrêt il
doit persister une goutte d'eau au bout du conduit de spray.
EnÞn, dans les cabinets où prédominent les
interventions de type chirurgical (parodontologie, implantologie),
on aurait intérêt à intégrer dans l'installation
dentaire un système permettant l'irrigation avec du sérum
physiologique (canalisations séparées stérilisables
ou à usage unique).
6.1.6 Embouts
Les embouts de la seringue à eau, à air ou multifonction
et d'autres appareils qui entrent dans la bouche sont contaminés
à chaque usage. Lors de l'achat il faut donc veiller à
choisir des embouts stérilisables ou à usage unique.
Différents appareils étaient auparavant ajoutés
au poste de travail sur les tablettes environnantes, mais sont
actuellement incorporés dans les installations : lampe
à polymériser, détartreur, bistouri électrique,
appareil endosonique ou ultrasonique pour endodontie, etc. Sur
le plan de l'hygiène, cette disposition dans le champ hautement
contaminé près de la bouche du patient pose des
problèmes qui ne peuvent être résolus de manière
efÞcace qu'en pourvoyant chacun de ces appareils, comme
d'ailleurs la seringue multifonctions, d'un habillage aisément
amovible (et non plus simplement démontable) et stérilisable
à l'autoclave.
Si on dispose de plusieurs caches pour chaque appareil, on peut les changer et stériliser après chaque patient, mais il faut assurer en tous les cas une bonne désinfection.
6.2
Mobilier
Il faut respecter des normes semblables à celles
qui prévalent pour l'équipement (pas de joints ou
de Þssures, surfaces lisses, etc) pour les armoires et les
tablettes environnant le poste de travail.
Le nombre de tiroirs doit être limité. La disposition
d'instruments dans les tiroirs près du poste de travail
présente deux inconvénients importants : d'une part
ces instruments seront rapidement contaminés par l'air
ambiant, particulièrement contaminé dans cette zone
; d'autre part, leur préhension sera fréquemment
source de contamination. Mieux vaut utiliser au maximum des systèmes
de plateaux préparés.
6.3
Ordinateur
L'ordinateur, qui équipe de plus en plus de
cabinets, pose indiscutablement des problèmes d'hygiène
si l'on doit manipuler le clavier ou une souris durant les traitements.
On peut y remédier en les recouvrant d'une Þne feuille
de cellophane renouvelée pour chaque patient. L'évolution
rapide de cet équipement permettra bientôt de disposer
de systèmes plus hygiéniques pour la saisie des
données, comme par exemple un crayon stérilisable
à pointer sur l'écran, saisie par la voix, etc.
Si un tel système n'est pas disponible, il faut prendre
des mesures de précautions ou introduire les données
entre les traitements, avec des mains propres.
Retour à la table des matières.
7. NETTOYAGE DES POSTES DE TRAVAIL ET DES LOCAUX.
7.1 Nettoyage de la zone médicale
Après chaque patient le poste de travail doit être
nettoyé et désinfecté: toutes les surfaces
qui ont été touchées par les mains souillées
du praticien ou de l'assistante ou sur lesquelles des instruments
contaminés ont été déposés
doivent être lavées et désinfectées.
Il ne s'agit pas seulement d'enlever rapidement les traces
de sang ou de débris bien visibles qui pourraient choquer
un patient attentif, mais bien du nettoyage systématique
de différents équipements:
7.2
Nettoyage des autres zones de travail
Pour tous les objets touchés avec des mains
contaminées, il faut procéder comme pour la zone
médicale. Mieux vaudrait ne jamais sortir de la zone médicale
avec des mains contaminées.
On portera son attention sur les combinés téléphoniques,
les stylos et crayons, ainsi qu'à l'équipement se
trouvant dans une zone dite " sale " (salle de traitement
de l'instrumentation, laboratoire de prothèse, etc.) :
robinets, éviers, plans de travail, étagères,
etc.
7.3
Nettoyage d'autres locaux
Tous les locaux doivent être tenus dans un état
constant de propreté impeccable.
Les locaux qui ne sont pas directement concernés par les
traitements médicaux et la manipulation de l'instrumentation
doivent satisfaire aux exigences de propreté ménagère
courante. Les produits et le matériel utilisés sont
identiques à ceux utilisés pour le ménage
mais il faut veiller à la propreté de ce matériel.
Signalons en outre que pour le téléphone, l'ordinateur
et d'autres équipements non médicaux, en particulier
lorsqu'ils se trouvent dans la zone médicale, en plus des
détergents de ménage habituels, il faudra prescrire
l'utilisation de désinfectants compatibles.
Les chiffons et le matériel utilisés pour les
sanitaires doivent être réservés exclusivement
à cet usage.
Pour tous les produits et particulièrement pour les désinfectants,
il faut éviter les mélanges improvisés, respecter
les dilutions et les temps d'application conseillés.
Retour à la table des matières.
8.1 Nettoyage des instruments
Les résidus de sang ou les débris diminuent l'efÞcacité
de la désinfection et de la stérilisation. C'est
la raison pour laquelle un bon nettoyage est important.
Pour le nettoyage, on peut utiliser le nettoyage manuel, le nettoyage
par ultrasons ou l'autolaveur. Pour le nettoyage manuel, on utilise
une brosse à récurer. Le gros désavantage
est le danger de blessures et de piqûres et la formation
d'aérosols contaminés. Le nettoyage par ultrasons
est plus efÞcace et plus facile à contrôler
que le nettoyage manuel. Il est mieux adapté pour la petite
instrumentation et pour les instruments aux formes compliquées.
Le bon usage d'un autolaveur apporte une bonne qualité
de lavage et peut, en outre, assurer une désinfection thermique.
La préférence doit être accordée au
nettoyage par ultrasons, combiné à un traitement
en autolaveur parce que ces méthodes font gagner du temps,
dépendent moins de l'application du personnel et sont plus
sûres (moins de risque de piqûres).
8.2
Désinfection des instruments
Il existe à cette Þn différentes
techniques. Une distinction est faite entre la désinfection
thermique (autolaveur) et la désinfection au moyen de produits
chimiques.
8.2.1 Désinfection thermique
Certains autoclaveurs offrent la possibilité de pratiquer
une désinfection thermique par contact avec l'eau bouillante
(plus de 90°C) pendant 3 à 10 min.
Lors de l'application de cette technique les intruments sont placés
dans un autoclaveur.
Cette méthode offre la possibilité de traiter en
une fois de grandes quantités d'instruments; elle est également
adaptée à beaucoup d'instruments et à certains
objets creux.
La manipulation par le praticien ou son personnel est ramenée
à un minimum. Lorsqu'on utilise un système à
cassettes, on peut placer les cassettes en premier lieu dans le
bain nettoyant à ultrasons et puis, après la désinfection
thermique, les emballer et les stériliser.
8.2.2 Désinfection chimique
L'efÞcacité de la désinfection chimique est
déterminée par la concentration du produit, la température,
le temps de contact, la dureté de l'eau et le nombre de
micro-organismes présents (degré de contamination).
Le désinfectant idéal doit offrir un large spectre
(être également virucide et fongicide) et agir rapidement.
Il doit en outre être facile d'emploi, inodore, non toxique,
biodégradable et ne doit pas endommager le matériel.
Il est pratiquement impossible qu'un même produit convienne
aussi bien pour les instruments (trempage) que pour les surfaces
(frotter).
Les principaux composants actifs des désinfectants utilisés
sont repris en annexe 11.1 (propriétés)
et 11.2 (application)
8.3
Stérilisation des instruments
La stérilisation peut être effectuée
de différentes manières. La technique choisie doit
être facile à appliquer et efÞcace, sans occasionner
de dommage à l'instrumentation et doit permettre un contrôle de l'efÞcacité.
Le stérilisateur à air chaud utilise la
chaleur sèche pour détruire les micro-organismes.
A une température de 160°C, le temps de contact nécessaire
est de 120 minutes. A 170°C, celui-ci est de 60 minutes et
à 180°C de 30 minutes. Il faut ajouter à ces
temps le temps de préchauffage et de refroidissement.
Les avantages du four à air chaud sont la technique simple
et peu coûteuse, tant à l'achat qu'à l'usage
et à l'entretien.
Au niveau des inconvénients, on trouve la durée
d'un cycle et les résultats variables selon la technique
de chargement de l'appareil. Les appareils simples à convection
sont très sensibles à l'apparition de poches d'air.
A ces endroits, la température requise n'est pas atteinte.
Lors du chargement, il faut dès lors veiller à ce
que le pourtour de tous les objets puisse être atteint par
l'air chaud. Les appareils modernes sont équipés
d'un système de circulation d'air incorporé.
Seuls les instruments qui résistent aux hautes températures
peuvent être stérilisés de cette manière.
Les pièces à main et les contre-angles ne peuvent
pas être placés dans un stérilisateur à
air chaud. Les liquides ne peuvent pas non plus être stérilisés
de cette manière.
Etant donné la possibilité d'ouverture de l'appareil
au cours du cycle, l'utilité de ce type d'appareil est
de plus en plus mis en doute en pratique dentaire.
Dans un autoclave, les objets sont stérilisés
au moyen de vapeur d'eau saturée. A une température
de 134°C et une surpression de 2 atmosphères (200 kPa),
un temps de contact de 3 minutes sufÞt. A 121°C (100kPa)
15 minutes sont nécessaires. Dans ce cas également,
il y a lieu d'ajouter le temps de préchauffage, de refroidissement
et de séchage.
Les avantages de l'autoclave sont la rapidité et la sécurité
du cycle de stérilisation. Cette méthode peut également
être utilisée pour traiter les liquides, les conditionnements
lourds et le linge.
Les inconvénients résident dans le ramollissement
des objets en plastique et en caoutchouc et l'apparition rapide
de corrosion lors de l'autoclavage d'instruments métalliques
de moindre qualité. Ce problème peut partiellement
être résolu par le traitement des fraises au moyen
d'une solution à 0,1 % de nitrite de sodium préalablement
au processus d'autoclavage.
Aussi en matière d'autoclavage la technique de chargement
est importante. Le problème de la formation de poches d'air
se pose moins en utilisant un autoclave équipé d'une
pompe à vide. Ceci est particulièrement important
pour les matériels creux. La qualité du séchage
est importante.
Dans le chémiclave la stérilisation est
assurée par des vapeurs chimiques insaturées. La
vapeur est un mélange de formaldéhyde, d'acétone
et d'alcools. A une température de 132°C, le temps
de contact nécessaire est de 20 minutes.
Un avantage important du chémiclave est l'apparition moins
fréquente de corrosion, étant donné que la
solution utilisée possède un taux d'humidité
nettement inférieur au niveau critique de 15 %.
Les inconvénients sont le prix de revient à l'achat
et la consommation de produits, et la libération de vapeurs
toxiques. L'appareil doit être équipé d'un
bon système d'évacuation avec Þltres et ne
peut être utilisé que dans un local bien ventilé.
Un chémiclave ne peut pas être utilisé pour
le traitement des liquides, des matériaux en polycarbonate,
des instruments non thermorésistants et des tissus.
Le stérilisateur à billes est un récipient bien isolé, rempli de billes de verre et comprenant un élément chauffant incorporé. Il est notamment utilisé pour la stérilisation d'instruments endodontiques au fauteuil. Lors de l'utilisation de cette technique, le temps de contact entre l'instrument et les billes de verre chauffées est crucial mais incontrôlable. En outre, le chauffage provoque des dommages aux instruments qui perdent en flexibilité et pouvoir coupant. Par ailleurs, la partie de l'instrument qui n'a pas été introduite dans les billes reste contaminée. L'utilisation d'un stérilisateur à billes est à déconseiller.
Les types de fours à micro-ondes qui se trouvent actuellement sur le marché n'offrent pas de garanties sufÞsantes en matière de stérilisation.
Le trempage dans des produits chimiques permet également de stériliser. Cette techni-que est aussi appelée stérilisation chimique. Le glutaraldéhyde à 2% peut être envisagé. Son utilisation est compliquée et prend beaucoup de temps. Il faut compter un temps de contact de 3 heures au minimum pour atteindre la stérilité. La technique est très sensible au nettoyage préalable. Le produit est irritant et toxique. D'autres inconvénients sont le problème du stockage aseptique des instruments traités et le rinçage obligatoire au moyen d'eau distillée stérile. Son utilisation doit être limitée.
8.4 Traitement hygiénique des contre-angles,
pièces à main et turbines.
Ces instruments sont souillés par de la salive,
éventuellement du sang, voire même du pus, certainement
sur la face extérieure, souvent aussi à l'intérieur
de l'instrument. Leur complexité les rendent difÞciles
à désinfecter et à stériliser, surtout
dans la partie interne. En outre, les stérilisations successives
entraînent une détérioration plus rapide,
et du fait de leur coût important, les praticiens hésitent
à les acheter en quantités sufÞsantes pour
le roulement imposé par une stérilisation systématique.
8.4.1 Traitement standard.
Comme pour tout instrument stérilisable, il est recommandé
de nettoyer et stériliser les instruments rotatifs après
chaque utilisation, suivant une procédure précise
:
8.4.2 Moyens spéciÞques complémentaires
Désinfection - LubriÞcation
La désinfection et la lubriÞcation des instruments
rotatifs peuvent être améliorées par l'usage
d'appareils automatiques qui :
Les instruments rotatifs seront traités après chaque utilisation. Si avant leur première utilisation, l'intérieur de l'instrument rotatif est stérile, il pourrait le rester même après de nombreuses utilisations.
Stérilisation.
Il existe des autoclaves destinés spécialement
aux instruments rotatifs. Leur cycle de stérilisation est
raccourci autant que faire se peut, ce qui permet de gagner du
temps. Ils nécessitent les mêmes contrôles
d'efÞcacité de la stérilisation que les stérilisateurs
classiques.
8.4.3 Procédures minimales.
De nombreux praticiens n'appliquent pas la procédure standard
pour le traitement des instruments rotatifs en raison de son coût
global élevé. En cas d'incident, cette négligence
pourrait poser des problèmes sur le plan médico-légal.
Pour prendre le moins possible de risques on devrait au moins
après chaque patient :
Retour à la table des matières.
9. ORGANISATION DU TRAVAIL
La prévention des infections est basée sur un
ensemble de mesures ponctuelles en matière d'hygiène,
de désinfection et de stérilisation tenant compte
des aspects ergonomiques.
Chaque praticien réalisera une analyse spéciÞque
des problèmes rencontrés dans ses propres conditions
de travail et établira une organisation du travail avec
pour but :
9.1
Locaux de travail
La disposition doit garantir une méthode de
travail ergonomiquement fondée et permettre une distinction
entre les différentes zones de travail, chacune avec ses
propres exigences en matière d'hygiène générale,
de désinfection et de stérilisation.
Ces exigences ont également un impact direct sur l'aménagement.
9.1.1 Local de soins
Le local de soins devrait être réservé exclusivement
au travail au fauteuil. Il est donc déconseillé
d'y installer d'autres postes de travail, tels que le bureau du
praticien.
Il faut qu'il puisse être entretenu et désinfecté
de manière optimale. Cela suppose des murs et un revêtement
de sol lavables (les tapis sont prohibés). Le revêtement
de sol doit être dépourvu de joints creux ou de Þssures
et de préférence remonter quelques centimètres
le long des murs. Ce lavage sera facilité s'il n'y a pas
d'espaces difÞciles à nettoyer sous le mobilier non
mobile.
La pièce doit être aérée de manière
adéquate.
9.1.2 Salle de traitement de l'instrumentation
Il faut prévoir un local réservé au traitement
(tri, lavage, contrôle, désinfection, stérilisation)
et au stockage de l'instrumentation. Idéalement cette pièce
devrait être divisée en deux parties: la partie "
sale " où rentrera l'instrumentation souillée
pour y être nettoyée, et la partie " sèche
" où les instruments seront contrôlés,
emballés, stérilisés et stockés.
Cette pièce, au même titre que le cabinet, fait partie
de l'aire médicale de l'appartement professionnel. Elle
doit être parfaitement propre et facile à entretenir.
Une hotte aspirante au dessus des appareils à ultrasons
et de stérilisation est utile entre autres pour l'évacuation
des vapeurs nocives dont surtout celles de mercure.
En raison de l'humidité, de la chaleur et des odeurs, une
bonne aération y est indispensable.
9.1.3 Emplacement des compresseur et moteur(s) d'aspiration
Il va sans dire que sur le plan hygiénique le compresseur
et le ou les moteurs d'aspiration ne doivent pas se trouver dans
la partie médicale de l'appartement : ni dans le cabinet,
ni dans la salle de traitement de l'instrumentation .
Le compresseur doit pouvoir être alimenté en air
sain.
9.1.4 Laboratoire
Certains travaux comme le meulage d'une prothèse déjà
portée produisent des particules contaminées qu'il
ne faut pas répandre dans les locaux destinés aux
actes médicaux et au traitement de l'instrumentation. D'un
point de vue purement hygiénique, il est donc préférable
de prévoir un local pour exécuter de petits travaux
de laboratoire. Un système d'aspiration des particules
y serait utile.
9.2 Manipulations
9.2.1 Points de départ pour l'organisation du travail
Un emploi du temps réfléchi contribue à la
maîtrise des infections : travailler sur rendez-vous diminue
le stress et permet un meilleur planning.
Des consultations plus longues diminuent le nombre de procédures
de désinfection entre les patients successifs. Des patients
dont la résistance aux infections est affaiblie peuvent
être soignés en début de consultation et des
patients présentant un risque avéré accru
de transmission des infections en dernier lieu.
L'emploi de plateaux d'instruments constitue un maillon important
dans la prévention des infections. Le choix entre les différents
types disponibles est déterminé par la méthode
de travail suivie lors du nettoyage, de la stérilisation
et du stockage des instruments. Les systèmes permettant
un minimum de manipulations des instruments emportent la préférence.
9.2.2 Espace de travail du dentiste autour du fauteuil
Un niveau de désinfection est ici exigé.
La surface de travail et les poignées de la lampe, la chaise,
l'appareil à RX, le moteur, la seringue multi-fonctions
sont nettoyés puis désinfectés au moyen par
exemple d'alcool éthylique à 70° ou d'isopropanol
à 70 °. Ceci vaut également pour la têtière,
et le crachoir.
La surface de travail est couverte de feuilles de papier plastiÞé,
les poignées peuvent être recouvertes de housses
de protection.
L'eau, qui se trouve dans les canalisations des moteurs et de
la seringue multi-fonctions, est purgée (certainement dans
le cas d'anciennes installations).
Le matériel et les produits pour le traitement prévu
sont préparés de préférence sur des
plateaux comprenant l'instrumentation spéciÞque,
dont l'emballage sert de champs opératoire.
Le patient est accueilli dans le bureau, les données sont
passées en revue et seuls les documents absolument nécessaires
(clichés) sont emportés dans le local de traitement.
Le patient peut, avant le traitement, se rincer la bouche au moyen
d'une solution aqueuse de chlorhexidine à 0,2 % durant
1 minute. Le dentiste met un masque, et des lunettes, se lave
les mains et enÞle des gants.
9.2.3 Zone de traitement proprement dite
Les avantages d'une bonne organisation préalable du travail,
telle que mentionnée dans les points précédents,
se manifestent ici : le praticien peut se concentrer entièrement
sur le traitement intra-buccal, tous les instruments et produits
étant disponibles à portée de main. Si quelque
chose devait néanmoins manquer, il faudrait alors l'ajouter
en utilisant une pincette stérile.
Quelques points prioritaires:
L'utilisation d'une digue en caoutchouc doit être encouragée
; en cas de traitements endodontiques, c'est une nécessité.
Après une anesthésie, on évitera de remettre
le capuchon de protection manuellement sur l'aiguille. Le capuchon
est déposé sur le plan de travail et ramassé
avec l'aiguille ; on peut également utiliser un porte-aiguille.
Les petits godets permettent de disposer pour chaque patient de
produits propres.
Les radiographies doivent être nettoyées et désinfectées
avant le développement au moyen d'une solution d'alcool
éthylique ou isopropanol à 70°.
Répondre au téléphone durant le traitement
est limité au minimum ; si cela doit néanmoins se
faire, on enlève les gants au préalable.
9.2.4 Manipulations après traitement
Après le départ du patient, il y a lieu de nettoyer
et désinfecter avec des gants en caoutchouc à usage
ménager le fauteuil , l'appareillage périphérique
et l'instrumentation. Les instruments et fraises souillés
sont plongés dans un détergent, dans un récipient
muni d'un couvercle. Le matériel à usage unique
(brosses à polir, porte-empreintes en plastique, aspire-salive,
gobelets, masque et gants) est éliminé.
Les objets coupants sont éliminés au moyen d'une
pince et rassemblés dans des récipients spéciaux.
Les feuilles et papiers de protection sont enlevés du plan
de travail, des poignées et des conduits.
Les surfaces des appareils utilisés (mélangeur d'amalgame,
appareil de radiologie, lampe à polymériser, ) sont
nettoyées, puis désinfectées au moyen d'une
solution d'éthanol à 70° ou d'isopropanol à
70 °.
9.2.5 Entretien journalier
En fonction de l'organisation du travail, les phases ultérieures
du traitement des instruments sont effectuées après
une demi-journée de pratique ou à la Þn de
la journée de travail.
Ces phases sont les suivantes :
Retour à la table des matières.
10. INTERVENTION CHIRURGICALE
Pour les interventions chirurgicales au cours desquelles le
périoste est franchi, une asepsie très stricte est
souhaitée.
Si l'usage d'une blouse stérile s'avère nécessaire,
elle doit répondre à tous les critères des
blouses opératoires, à savoir :
Proposition de méthode de travail :
Retour à la table des matières.
11.1 Propriétés
des principaux désinfectants
1. Alcools
Les alcools isopropylique et éthylique sont de puissants
bactéricides, fongicides, tuberculocides et virucides.
Il s'agit des meilleurs antiseptiques pour la peau intacte. Les
alcools agissent rapidement et sont bon marché. Ils peuvent
également être utilisés pour désinfecter
de petites surfaces ou des instruments propres. Les précautions
nécessaires doivent être prises en raison de leur
inflammabilité.
2. Aldéhydes
Le formaldéhyde n'est plus utilisé comme tel
en tant que désinfectant en raison de son importante toxicité.
Il est toutefois encore employé comme désinfectant
de surfaces, mais en combinaison avec d'autres aldéhydes
(glyoxal, glutaraldéhyde) et/ou des composés d'ammonium
quaternaire. Ces produits conviennent moins pour la désinfection
des instruments en raison de leur corrosivité.
Le glutaraldéhyde est utilisé en solution à 2%. Il doit d'abord être activé par l'adjonction d'un tampon au pH alcalin et sa conservation est, à partir de ce moment, limitée dans le temps. Le glutaraldéhyde peut également être utilisé pour la stérilisation si l'on respecte un temps de contact sufÞsamment long (au moins 3 heures). Une désinfection effective est atteinte après une immersion de 10 minutes (30 min. pour HBV-HCV et BK).
Le glutaraldéhyde est sensible à la qualité
du nettoyage avant désinfection. Lorsque l'on immerge des
instruments souillés, l'activité du produit est
freinée et la solution doit être remplacée
plus fréquemment. La toxicité du produit et son
pouvoir irritant, principalement pour les yeux, la peau et les
voies respiratoires, constituent d'autres inconvénients.
C'est pourquoi les instruments doivent, après trempage,
être soigneusement rincés avec de l'eau stérile
aÞn d'éliminer tous les résidus. Lors de la
manipulation du produit, on portera des lunettes de protection,
un masque, des gants et éventuellement des vêtements
de protection.
Il convient à la désinfection et la stérilisation
d'objets qui ne peuvent être traités d'une autre
manière.
3. Biguanides
Le digluconate de chlorhexidine est peu toxique et est dès
lors principalement utilisé pour la désinfection
des tissus vivants. Il est souvent employé en combinaison
avec des alcools ou des composés d'ammonium quaternaire.
Une solution alcoolique de chlorhexidine à 0,5%
est très efÞcace comme antiseptique de la peau.
Les produits à base de chlorhexidine et de cétrimide peuvent être utiles comme antiseptique de plaies, mais sont également utilisés, à plus forte concentration, pour le nettoyage des instruments. Leur efÞcacité est principalement bactéricide.
4. Ammonium quaternaire
Les composés d'ammonium quaternaire (cétrimide,
chlorure de cétylpyridinium, chlorure de benzalkonium,
chlorure de didécyldiméthylammonium) sont caractérisés
par leur très faible toxicité. Ils ne sont pas tuberculocides,
sporocides ni virucides, ils ne tuent pas tous les micro-organismes
Gram négatif et sont inactivés par le savon, l'eau
dure et les débris organiques. C'est la raison pour laquelle
ils ne sont utilisés qu'en combinaison.
5. Préparations à base de chlore
Une solution aqueuse d'hypochlorite (eau de Javel) est
un moyen sûr, peu irritant pour désinfecter les surfaces.
On utilise une dilution d'eau de Javel de 2 à 10 % commercialisée
(8-15 degrés chlorométriques). Les inconvénients
sont le pouvoir corrosif à l'égard des métaux,
ce qui les rend inutilisables pour la désinfection des
instruments, leur caractère irritant pour la peau
et les yeux et leur odeur désagréable. L'hypochlorite
ne peut jamais être mélangé à d'autres
détergents en raison du danger de voir des gaz chlorés
toxiques se libérer. Il constitue un bon désinfectant
pour le crachoir et les conduits d'évacuation.
6. Phénols
Ce groupe de produits comprend notamment les crésols
(tels que le lysol), l'hexachlorophène et le résorcinol.
Ils sont rapidement inactivés par la présence
de sang ou de matières organiques et présentent
en outre une odeur désagréable. Leur usage est,
pour ces raisons, limité aux instruments et aux surfaces.
Ils ne sont pas virucides.
7. Iodophores
Les iodophores sont actifs en raison de l'iode qu'ils contiennent
et libèrent. Ils sont bactéricides, fongicides,
tuberculocides et virucides. Ils ne sont utilisés que pour
la désinfection de tissus vivants.
8. Oxydants
Des produits tels que le peroxyde d'hydrogène, le peroxyde
de zinc et le perborate de sodium libèrent naturellement
de l'oxygène et sont combinés avec un détergent.
Ils sont actifs contre la plupart des bactéries, champignons
et virus.
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11.2 Application des principaux produits de désinfection
1. ANTISEPSIE
1.1. Antisepsie de la peau saine
L'antisepsie de la peau saine au cabinet dentaire concerne principalement
les mains du praticien. Les mains sont le vecteur principal de
l'infection du patient au praticien et inversement. L'antiseptique
de choix est l'alcool ethylique à 70°, éventuellement
additionné de 0,5 % de chlorhexidine et d'agents protecteurs
de la peau.
En cas d'acte chirurgical, la désinfection chirurgicale
des mains est requise. L'antiseptique de choix est un savon contenant
de la chlorhexidine ou des dérivés iodés.
1.2. Antisepsie des muqueuses
La réduction du nombre de germes dans la bouche avant tout
acte chirurgical peut être obtenue avec un antiseptique
comme la chlorhexidine, en solution aqueuse.
2. DESINFECTION
2.1. Petites surfaces
La désinfection d'une surface, petite ou grande, requiert
toujours un nettoyage mécanique. Ainsi, si les sprays sont
utiles pour disperser le désinfectant, ils ne sufÞsent
pas à nettoyer une surface contaminée : la surface
doit encore être nettoyée avant désinfection.
Le désinfectant de choix pour une petite surface est l'alcool
éthylique à 70 °.
2.2. Surfaces et sols
Les revêtements de murs et de sols doivent être faciles
à nettoyer. Le nettoyage mécanique est sufÞsant
en absence de contamination directe.
La désinfection est requise en cas de contamination, mais
alors avec un désinfectant d'efÞcacité démontrée.
L'eau de javel à 12° chlorométrique, diluée
à une concentration de 2 à 10 % est utile et économique
mais peut être agressive vis-à-vis de certains matériaux.
Elle est utilisée après nettoyage.
2.3. Instruments
La technique de choix pour le traitement des instruments est l'autoclavage
après nettoyage. La désinfection chimique des instruments
concerne donc les instruments non autoclavables.
De nombreux produits sont proposés pour le nettoyage et/ou
la désinfection des instruments. Il faut bien différencier
les nettoyants purs, qui n'ont pour effet que d'éliminer
les souillures, des désinfectants, qui doivent réduire
la contamination microbiologique du matériel propre.
Les critères de choix du désinfectant sont :
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11.3
Risque de transmission
de l'hépatite virale et du SIDA
On craint, depuis quelques années surtout, la
transmission de certaines affections virales par le sang. A l'origine,
il s'agissait principalement de l'hépatite B ; plus tard
est apparue la crainte du SIDA provoqué par le virus d'immunodéÞcience
humaine (VIH) ; actuellement, c'est l'hépatite C qui est
au premier plan. Il faut rappeler que de nombreux incidents publiés
sont dus à une transfusion sanguine ou à une inoculation
de grandes quantités de sang et que la transmission de
l'hépatite B et du SIDA a lieu principalement par contact
sexuel intime.
En ce qui concerne la transmission potentielle de ces affections
dans le secteur des soins de santé, il faut tenir compte
des faits suivants.
La transmission se déroule presque uniquement par inoculation
de sang, et ce en cas de lésions, piqûres e.a. La
contamination par des éclaboussures ou des muqueuses ne
se produit en pratique que dans le cas de l'hépatite B.
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11.4
Mesures de
prévention dans la pratique orthodontique
Les mesures de précaution suivantes doivent
être prises en considération en pratique orthodontique
:
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11.5
Désinfection
d'empreintes, prothèses, armatures en métal, etc.
On dispose de peu de littérature concernant la transmission
d'infections au technicien dentaire, au dentiste ou au patient
par l'intermédiaire des empreintes, des prothèses,
etc
Il faut cependant réduire au minimum le risque d'infections
croisées par une désinfection suffisante.
Procédure
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11.7
Contrôle
de la stérilisation
Un contrôle biologique doit être effectué
par le fournisseur au minimum lors de l'achat ou de la réparation
d'un appareil (ce contrôle est déjà imposé
légalement dans certains pays européens).
Il est essentiel de contrôler régulièrement
le fonctionnement des stérilisateurs. On dispose pour cela
de différents types d'indicateurs. Le tableau ci-dessous
en donne un aperçu.
|
|
Chaleur sêche | Autoclave | Chémiclave | |
| Physiques | Température |
|
|
|
| Temps |
|
|
|
|
| Biologiques |
Bacillus
|
|
|
|
|
Bacillus |
|
|
|
|
Indicateurs biologiques
Ces indicateurs utilisent des spores bactériennes
très résistantes. La forme la plus connue est la
bande de spores. Il s'agit de bandes de papier imprégnées
d'un certain nombre de spores connues et emballées dans
une enveloppe. La bande est placée parmi le matériel
à stériliser durant le cycle de stérilisation.
Ensuite, les bandes sont envoyées à un laboratoire
de bactériologie aÞn de vériÞer si tous
les micro-organismes ont été tués. Pour tester
un autoclave, on utilise des cultures de Bacillus stearothermophilus
(qui doivent être incubées au laboratoire à
55°C). Pour la stérilisation au moyen de la chaleur
sèche, de l'oxyde d'éthylène ou d'autres
agents chimiques, on utilise des cultures de Bacillus subtilis.
Il est conseillé d'effectuer ce test chaque semaine ou
au moins 1 fois par mois.
Un contrôle bactériologique devrait être effectué
après l'installation de l'appareil ou après toute
réparation importante.
Indicateurs de passage
Il s'agit d'indicateurs basés sur des principes
physiques et/ou chimiques. Le meilleur exemple connu est la bande
adhésive avec laquelle on peut fermer les sachets et qui
est pourvue d'un code de couleur qui vire lorsqu'une certaine
température est atteinte. Un tel indicateur est souvent
apposé également sur les sachets. Il faut choisir
un indicateur adapté au procédé de stérilisation
utilisé.
Les indicateurs de passage sont utilisés à chaque
cycle. Ils permettent d'évaluer le fonctionnement de l'appareil.
Ils ne donnent cependant aucune indication concernant le fait
que la stérilité soit atteinte ou non. Ils prouvent
uniquement que les instruments ont été exposés
à une stérilisation mais n'indiquent pas si la stérilisation
était efÞcace. Ils doivent toujours être combinés
avec l'usage régulier d'indicateurs biologiques.
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11.8
Composition
du groupe de travail
Ont participé à l'élaboration
des recommandations du Conseil Supérieur d'Hygiène
en matière d'hygiène en pratique dentaire, les experts
suivants :
Mesdames
DECLERCK, D
JANNES, H
LAUWERS, S
SCHELSTRAETE, N
VERSCHRAEGEN, G
ZUMOFEN, M
Messieurs BOUTE, P
BURTONBOY, G
GOUBAU, P
HUYSMANS, J
MAJERUS, P
REYBROUCK, G
ROMPEN, E
VAN GANSBEKE, B
WAUTERS, G.
La présidence était assurée par de Prof.
dr. G. REYBROUCK.
Le secrétariat était assuré par
Mesdames LIEGEOIS, L
VERLINDEN, M
WOUTERS, A-M
Monsieur DE WILDE, L.
Ministère des Affaires Sociales, de la Santé publique
et de l'Environnement
Boulevard Pachéco 19, Bte 5
Quartier Esplanade, 7ème étage
1010 Bruxelles
Tel. : 02/210 48 35
Fax : 02/210 64 07
e-mail : Monique.VERLINDEN@health.fgov.be.