IX. REGLEMENT POUR LES VISITEURS

Etant donné que les visiteurs peuvent constituer une source ouun vecteur d'infection, une réglementation est absolument nécessairepour le contrôle des infections hospitalières.

A. Règlement général

La liste suivante peut constituer un guide pour l'établissementd'une réglementation pour les visiteurs :

1. Personnes à exclure

Les personnes qui présentent une maladie des voies respiratoiresou tout autre signe de maladie transmissible ne devraient pas visiter desmalades dans l'hôpital.

L'âge minimum des enfants autorisés à rendre visiteà un malade est habituellement fixé à 10 ou 12 ans;certains hôpitaux ont fixé la limite d'âge à 15ans.

2. Zones interdites

Les visiteurs ne sont pas autorisés dans les salles d'opérationset les salles de réveil.
Ils ne sont pas autorisés dans le bloc d'accouchement ou dans lesunités de soins intensifs que moyennant un contrôle extrêmementstrict et le passage par un vestiaire.

3. Heures de visite

De préférence, les visites ne sont pas autorisées pendantles périodes les plus actives du personnel hospitalier. En général,on établit les horaires des visites selon des périodes deune à deux heures, bien espacées les unes des autres.

4. Comportement des visiteurs

Les visiteurs (de préférence pas plus de deux ou trois parmalade simultanément) ne peuvent pas interférer avec les activitésdu personnel hospitalier. Le calme et les interdictions de fumer doiventêtre respectés.

Les visiteurs ne peuvent pas se regrouper dans les zones de soins et nesont pas autorisés à s'asseoir sur les lits.

Les visiteurs ne peuvent pas apporter d'aliments aux malades, sauf lorsqu'ilsy sont spécialement autorisés. Ils ne peuvent pas êtreaccompagnés d'animaux (chat, chien, ...). Ils sont autorisésà apporter des fleurs coupées, mais non des plantes dans dela terre.

Les visiteurs sont dûment informés de la réglementation;du matériel approprié est fourni aux visiteurs des maladesinfectés. Ces visites sont contrôlées par le personnelsoignant.

B. Règlement spécial

Certaines zones de l'hôpital ont une réglementation soitmoins stricte, soit plus sévère selon les besoins :

1. Pédiatrie

Dans la plupart des hôpitaux, il n'y a pas de limite aux visites desmères. Cette pratique provoque un sentiment de confort et de sécuritépour l'enfant; elle peut aussi libérer le personnel soignant de certainestâches de routine telles que donner à manger, changer le lingeet les vêtements, distraire l'enfant.

Dans certains hôpitaux, des lits sont fournis aux mères pourrester avec leur enfant à temps plein. Cette pratique peut êtreutile, voire souhaitable, mais elle nécessite une formation appropriéede la mère, afin de l'intégrer aux contraintes de l'hygiènehospitalière.

Toutes les précautions habituelles restent d'application pour lesautres visiteurs.

2. Département des nouveau-nés

Dans la maternité, si l'enfant est maintenu dans la chambre de lamère, les visites devraient être limitées à uneseule personne à la fois. Seuls le père et la mèrepeuvent toucher l'enfant, d'autres contacts pouvant augmenter les risquesd'infection. Lorsque l'enfant se trouve dans un box vitré, les visiteurspeuvent être autorisés librement dans la chambre de la mère,durant les heures de visite.

Aucun visiteur n'est admis dans les nurseries si elles existent; une cloisonvitrée les sépare des enfants.

3. Département des brûlés et des soins intensifs

Un seul visiteur à la fois est autorisé et les visites nedurent pas plus de quelques minutes.

Le visiteur est soigneusement surveillé par le personnel soignantet tout contact direct avec le malade est à éviter. Le portde la blouse et du masque est conseillé, à moins que le visiteurne se trouve derrière un vitrage. Le malade et le visiteur sont informésdu risque potentiel d'infection et des exigences de l'asepsie médicale.

Le nombre de visiteurs chez des malades particulièrement sensiblesaux infections (par exemple : transplantés, malades cancéreuxsoumis à la chimiothérapie, ...) est également limitéde façon analogue.

Si un membre de la famille participe aux soins, il doit être prisen charge par le personnel soignant et dûment instruit quant àson comportement en relation avec l'hygiène hospitalière.

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X. RESPONSABILITES DANS LA LUTTE CONTREL'INFECTION

Dans le domaine de la prévention et de la surveillance des infectionshospitalières, il existe des responsabilités particulièresqui doivent incomber tant aux individus qu'aux départements.

"Responsabilité " ne prend pas ici un sens juridique,mais signifie " tâche qui incombe normalement à ...",ou "rôle de...". En dehors des fonctions spécifiques

du médecin hygiéniste hospitalier

et de l'infirmière en hygiène hospitalièrequi se trouvent décrites au Chapitre Legislation, on peut identifierles rôles suivants :

A. Rôle de la direction hospitalière

La direction administrative et/ou médicale de l'hôpitaljoue un rôle important dans la lutte contre l'infection hospitalière.La promotion de l'hygiène hospitalière est une des tâches assignées légalement au médecin-chef.

La direction.porte la responsabilité de :

1) encourager la formation et l'éducation de tout le personnelpar des programmes axés sur la prévention des infections ainsique sur les techniques de désinfection et de stérilisation;

2) déléguer les aspects techniques en matière d'hygiènehospitalière à des catégories particulièresde personnel :


3) créer un Comité d'HygièneHospitalière qui pourra assumer une partie des tâches etcoordonner les efforts;

4) établir des règles pour les visiteurs;

5) veiller au bon fonctionnement du mécanisme de déclarationdes infections hospitalières;

6) établir les budgets pour financer les besoins d'un programme desurveillance des infections et des méthodes les mieux adaptéesà la prévention des infections;

7) transmettre à chacun des services les descriptions qui suivent,établissant ainsi les charges minimales qui leur incombent pour laprévention des infections.

B. Rôle des médecins

Les médecins ont des responsabilités particulièresdans la prévention et le contrôle des infections hospitalières:
- en soignant les malades;
- en servant d'exemple dans la pratique des règles d'hygiène;- en étant membres du Comité d'Hygiène Hospitalière.

Plus précisément, les médecins ont la responsabilitéde :

1) protéger leurs malades des autres malades infectés et dupersonnel hospitalier qui peut être infecté. En d'autres termes,les médecins ont la responsabilité de prévenir le transfertd'une infection d'un malade à un autre malade ou au personnel hospitalier,ainsi que le devoir d'empêcher qu'un de leurs malades ne soit contaminépar un autre malade;

2) adhérer aux pratiques et techniques recommandées par leComité d'Hygiène Hospitalière;

3) demander les analyses nécessaires pour déterminer l'identitédes germes en cause lorsqu'une infection est présente ou suspecte;

4) déclarer les cas d'infection hospitalière au responsablede l'hygiène (médecin ou infirmière en hygiènehospitalière) et l'avertir de toute admission de malade infecté;

5) se conformer aux recommandations du Comité d'Hygiène Hospitalièrepour ce qui concerne l'emploi des antibiotiques;

6) conseiller les malades, les parents des malades et le personnel en cequi concerne les techniques de prévention de transmission de l'infection;

7) instituer un traitement approprié pour toute infection qui sedéclarerait chez eux-mêmes, en prenant les mesures de façonà éviter que cette infection ne se transmette aux autres personneset notamment aux malades.

C. Rôle du bactériologiste

Le bactériologiste a la responsabilité de :

1) poser les diagnostics microbiologiques des patients et du personnel,notamment la recherche des porteurs de germes pathogènes;

2) mettre en application, le cas échéant, en l'absence d'unlaboratoire particulier spécialisé en épidémiologiehospitalière, des méthodes spéciales pour le contrôlede la stérilisation, de la désinfection et de l'environnement;

3) transmettre les résultats de ces analyses au Comité d'HygièneHospitalière ou au médecin hygiéniste;

4) étudier de manière critique les antibiogrammes, de façonà mettre en évidence l'apparition des germes résistantset à renseigner sur l'emploi des antibiotiques (en collaborationavec le pharmacien);

5) typiser certains germes hospitaliers en vue d'enquêtes épidémiologiques.Quelquefois le laboratoire de microbiologie accepte de conserver les résultatspour le Comité d'Hygiène Hospitalière.
Le cas échéant, ces résultats peuvent être centraliséssoit par le médecin hygiéniste, soit par l'infirmièreen hygiène hospitalire, soit encore par un membre du Comitéd'Hygiène Hospitalière;

6) mettre en application des mesures de sécurité pour éviterla contamination du personnel de laboratoire.

D. Rôle du pharmacien hospitalier

En dehors ou en complément des dispositionslégales, le pharmacien hospitalier a pour responsabilitéde :

1) obtenir, stocker, distribuer les médicaments dans une forme telleque des agents infectieux ne soient pas transmis aux malades;

2) dispenser les médicaments anti-infectieux et disposer de toutela documentation qui s'y rapporte (activité, incompatibilité,conditions de détérioration);

3) obtenir, conserver et rendre disponibles, en cas d'urgence, les vaccinsou sérums;

4) tenir le répertoire des antibiotiques distribués dans lesservices médicaux;

5) disposer, pour les désinfectants, antiseptiques et autres agentsanti-infectieux, des informations suivantes :

- propriétés actives en relation avec la concentration, latempérature, la durée d'action, le spectre d'action antimicrobien;

- propriétés toxiques sensibilisantes ou irritantes pour lapeau et les muqueuses;

- substances incompatibles ou qui diminuent l'activité;

- conditions physiques qui influencent défavorablement l'activitépendant le stockage : température, lumière, humidité;

- agressivité des substances vis-à-vis des matériaux.

En outre, par sa formation à la fois clinique et biologique, le pharmacienhospitalier peut souvent :

6) contribuer au choix d'un emploi rationnel standardisé des antiseptiques,des désinfectants et des produits intervenant dans le lavage et ladésinfection des mains;

7) intervenir dans les critères de choix et de conformitéde qualité du matériel à usage unique, en particulierle matériel présenté "stérile";

8) intervenir dans le contrôle de qualité des techniques utiliséespour stériliser le matériel dans l'hôpital :

- choix du matériel de stérilisation (type d'appareillage);
- contrôle physico-chimique et bactériologique régulierde ce matériel.

E. Rôle du personnel soignant

"The nurse is the first line of defense"

L'exécution des aspects pratiques du contrôle et de la surveillancede l'infection est largement du ressort du personnel soignant. Les infirmièresdoivent connaître toutes les techniques nécessaires àprévenir et à éviter la dissémination des infections.Etant les seules personnes dans l'hôpital à se trouver prèsdu malade à toute heure du jour et de la nuit, elles peuvent assurerune prévention continue de l'infection.

Le chef de service des soins infirmiersa pour responsabilité de :

1) participer aux délibérations du Comité d'HygièneHospitalière;

2) promouvoir le développement et l'amélioration des techniquesde soins et soumettre au Comité d'Hygiène Hospitalièreune révision permanente de l'ensemble des techniques aseptiques dessoins en éliminant tout procédé inutile ou démodé;

3) développer des programmes de formation pour tout nouveau membredu personnel soignant;

4) contrôler l'exécution des techniques de préventiondes infections dans des secteurs spécialisés tels que le blocopératoire, les soins intensifs, la maternité, la néonatologie;

5) veiller à intervalles réguliers à ce que les directivesd'hygiène hospitalière soient respectées par le personnelsoignant.

L'infirmière responsable d'une unité de soins a pourresponsabilité de :

1) maintenir l'hygiène dans son unité. A cette fin, elle doittrès bien connaître le programme d'hygiène hospitalièrede l'institution et veiller à son application correcte;

2) être extrêmement attentive aux techniques d'asepsie, y comprisle lavage des mains et les techniques d'isolement;

3) signaler rapidement au médecin toute manifestation d'infection- fièvre, frissons, choc, pus, diarrhée - apparaissant chezles malades dont elle a la responsabilité;

4) en l'absence d'un avis médical, être autorisée àisoler temporairement un malade et à prélever des cultureschez tout malade présentant des signes de maladie transmissible;

5) protéger les malades de son unité de soins contre les infectionsprovenant des visiteurs, du personnel hospitalier, d'autres malades, dumatériel d'équipement employé pour le diagnostic oule traitement;

6) vérifier à intervalles réguliers (1 an) si les produitsfournis à l'unité de soins (linge, médicaments, matérielsde soins, ...) sont distribués de façon adéquate.

F. Rôle du service central de stérilisation

Le service central de stérilisation a une position clédans l'organisation hospitalière moderne. C'est pourquoi la responsabilitédoit en être confiée à un médecin ou pharmaciennommément désigné. La responsabilité de la gestionjournalière permanente peut être confiée à uneinfirmière ayant un niveau de formation équivalent àcelui d'une infirmière-chef, avec une bonne connaissance de l'instrumentationchirurgicale et une expérience de la direction du personnel.

Dans l'état actuel des expériences acquises, un service centralde stérilisation peut assurer sa fonction pour tous les secteurshospitaliers, y compris le bloc opératoire.

Le service central de stérilisation a pour responsabilitéde nettoyer, désinfecter, vérifier, préparer pour l'emploi,stériliser et stocker aseptiquement tout le matériel et desensembles de matériels destinés à tous les secteurshospitaliers.

A cette fin, en collaboration avec le Comité d'Hygiène Hospitalière,il établit :
- les directives de nettoyage et de désinfection pour :

* le matériel normalement souillé;
* le matériel contaminé, avec des variantes selon la nature de l'agent contaminant (hépatite virale).


- le choix des emballages d'après le type de stérilisationà employer;
- les méthodes de stérilisation d'après le type dematériel;
- les conditions de stérilisation (température, durée,pression, humidité, ...).

Le responsable de service

1) veille à appliquer tous les moyens de contrôle - physiques,chimiques et bactériologiques - des divers types d'appareils de stérilisation;

2) veille à l'entretien technique semestriel des appareils;

3) mentionne toute défectuosité et fait appel, selon les caset l'organisation interne, au médecin hygiéniste, au bactériologiste,au pharmacien hospitalier ou au service technique;

4) collationne les résultats des enregistrements de la marche dechaque charge d'autoclave et les consignes dans un registre à conserverpendant au moins 1 an;

5) collecte ou fait collecter, à intervalles réguliers, tousles ensembles stériles dont la péremption est atteinte enfonction du mode d'emballage (textile);

6) maintient des relations suivies avec le Comité d'HygièneHospitalière, le service des soins infirmiers, le bloc opératoire,le service des transports hospitaliers, le service de pharmacie, le servicetechnique;

7) effectue des essais de résistance des matériaux aux procédésde désinfection et de stérilisation.

G. Rôle du service d'alimentation et de la cuisine

Voir aussi : Recommandations du Conseil Supérieurd'Hygiène.

De manière à pouvoir assumer convenablement ses responsabilités,le chef de service d'alimentation doit avoir certaines connaissances, d'unepart de bactériologie et d'hygiène alimentaire, d'autre partde formation du personnel, de stockage et de préparation des aliments,d'analyse du travail, des caractéristiques de l'équipementet de ses applications.

S'il n'a pas ces connaissances, il doit pouvoir faire appel à desconsultants ou à des membres du corps médical.
Il a la responsabilité de :

1) définir les critères d'achat des aliments, de l'équipementet des procédés de nettoyage de façon à maintenirun degré d'hygiène élevé;

2) développer et maintenir la propreté de l'équipementutilisé et de tous les espaces de travail et de stockage;

3) établir des règles écrites et des directives pourle lavage des mains, pour la tenue vestimentaire, la discipline du personnelet pour les tâches quotidiennes de désinfection;

4) veiller à ce que les méthodes de conservation, de préparationet de distribution des aliments permettent d'éviter la contaminationpar des micro-organismes;

5) établir des directives écrites pour le nettoyage de lavaisselle et des couverts après usage chez les malades et chez lepersonnel; les méthodesde distribution des repas dans les chambresd'isolement doivent s'élaborer en collaboration avec le Comitéd'Hygiène Hospitalière et le personnel soignant;

6) établir des méthodes pour l'entreposage, la manipulationet l'évacuation des déchets;

7) établir les programmes pour la formation du personnel dans lapréparation des aliments et dans le maintien de la propreté,en concordance avec les directives établies par le Comitéd'Hygiène Hospitalière.

De nombreux employés du service d'alimentation n'ont pas ou peu connaissancedes règles d'hygiène nécessaires. C'est pourquoi ilest indispensable d'avoir un programme de formation pour tous les nouveauxmembres du personnel. Ce programme met l'accent sur l'hygiène personnelle,sur l'importance du lavage des mains (notamment à la prise du serviceet après être allé à la toilette), sur l'examenmédical systématique, sur la déclaration de toute infection,en particulier celle de la peau, du tube digestif et des voies respiratoires,sur la description des maladies et des conditions physiques qui interdisenttout contact avec les aliments.

Expliquer les causes de contamination de l'alimentation et les moyens deles prévenir en y incluant la relation entre la températureet le développement microbien; donner au personnel une justificationvalable des prescriptions.

H. Rôle du service du linge et de la buanderie

Voir aussi: Recommandations du Conseil Supérieurd'Hygiène .

Le service du linge a la responsabilité de :

1) établir les caractéristiques des divers textiles utilisésdans tous les secteurs de l'hôpital, définir les modèlesde tenues de travail propres à chaque secteur particulier et àchaque groupe de personnel et apprécier les quantités nécessairesen fonction du renouvellement exigé par la bonne pratique de l'hygiène;

2) élaborer les méthodes de distribution des tenues de travailet, le cas échéant, gérer les vestiaires;

3) définir les directives pour la collecte du linge sale (fréquence,mode d'emballage) et les moyens de transport;

4) établir des méthodes d'entretien et de désinfectionde la literie (matelas, oreillers, ...);

5) déterminer la fréquence du lavage des tentures, des rideauxde séparation entre les lits, ...

6) tracer les directives pour une absolue protection du linge propre contretoute contamination au cours du trajet de la buanderie au lieu d'utilisation;

7) établir les critères à respecter pour le choix dela buanderie si elle est extrahospitalière :

I. Rôle du service d'entretien ménager

Le service d'entretien ménager joue un rôle primordial dansl'assainissement régulier et systématique des surfaces etdu milieu ambiant.

En collaboration avec le Comité d'Hygiène Hospitalière,il a la responsabilité de :

1) inventorier les divers secteurs de l'hôpital selon leurs exigencessur le plan de la désinfection;

2) codifier les techniques de nettoyage adaptées à ces exigences- procédé, fréquence, produits utilisés, ...- d'après chaque type de local du plus contaminé au plus propreet veiller à leur bonne application;

3) élaborer les méthodes d'évacuation des déchets(réceptacles, fréquence, ...), de l'unité de soinsjusqu'à l'incinérateur, en veillant à ce qu'àaucun moment ces déchets ne constituent un danger de contamination;

4) assurer le remplissage régulier des distributeurs de savon liquideet d'essuie-mains en papier;

5) avertir le service technique de toutes imperfections constatéesau bâtiment : crevasses, fissures, défectuosités del'équipement sanitaire, électrique, ...

6) assurer l'entretien des fleurs et des plantes;

7) instaurer un traitement préventif contre la vermine (insectes,rongeurs);

8) établir un programme de formation pour tout nouveau membre dupersonnel de même que pour les anciens employés, périodiquementet lorsqu'on introduit une nouvelle technique.

Comme dans le cas du service d'alimentation, de nombreux employésdu service d'entretien ménager n'ont pas ou peu de connaissance desrègles d'hygiène nécessaires. C'est pourquoi, il estindispensable d'instaurer un programme de formation pour tous les nouveauxmembres du personnel. Ce programme met l'accent sur l'hygiène personnelle,sur l'importance du lavage fréquent et soigneux des mains, sur lesméthodes de nettoyage : séquence des locaux, emploi correctdu matériel, dilution des produits, ...

Ce programme attire l'attention sur la nécessité de déclarertoute infection, en particulier celles de la peau, du tube digestif et desvoies respiratoires.

Il faut expliquer les causes de contamination des locaux et les moyens deles combattre, en y incluant le mode d'action des désinfectants,de façon à donner au personnel une justification valable desdirectives imposées.

J. Rôle du service technique

Le service technique a la responsabilité de :

1) établir une coopération effective avec le service d'entretienménager et le personnel soignant de manière à choisirl'équipement et à assurer la réparation rapide de toutedéfectuosité;

2) exécuter des inspections et l'entretien régulier de laplomberie, du chauffage, de la réfrigération, de l'électricitéet du conditionnement d'air;

3) vérifier régulièrement tous les points de distributionde vapeur et l'équipement tel que les autoclaves, les filtres antibactériens,...

4) établir des procédures pour des réparations d'urgencedans des départements essentiels, de jour comme de nuit;

5) veiller à la sécurité de l'environnement extrahospitalier(eaux usées, par exemple).

Il exécute en outre des tâches particulières tellesque :

- la participation au choix des appareils dont la maintenance requiert uneassistance technique;

- l'inspection, le nettoyage et le remplacement régulier des filtresde tout appareil traitant l'air et des humidificateurs;

- la vérification des autoclaves (température, pression, vide,mécanisme d'enregistrement) et leur entretien régulier (nettoyagede la chambre intérieure, vidange des canalisations);

- la vérification des thermomètres enregistreurs des réfrigérateursdes pharmacies, des laboratoires, de la banque de sang et des cuisines;

- l'inspection régulière de toutes les surfaces - des murs,des sols, des plafonds - de manière qu'elles soient maintenues lisseset lavables;

- la réparation de toute ouverture ou toute crevasse dans les cloisonset les châssis;

- l'entretien minutieux des appareils d'hydrothérapie.

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