Recommandations en matière d'enregistrement des infections
nosocomiales
Juillet 1990
Parmi les domaines pour lesquels le Comité d'Hygiène
hospitalière est compétent, figure de manière formelle
l'enregistrement des infections nosocomiales.
Les hôpitaux ont posé la question de savoir ce que comporte
cet enregistrement des infections nosocomiales.
C'est la raison pour laquelle le Conseil Supérieur d'Hygiène
a estimé utile d'éditer ces recommandations. Leur but est
de servir de ligne de conduite pour aider les intéressés à
élaborer un système d'enregistrement qui soit adapté
à l'institution et qui réponde aux exigences légales.
1. DESCRIPTION
1.1. Par enregistrement des infections nosocomiales, on comprend la collecte
et l'analyse des données qui reflètent et caractérisent
le nombre d'infections hospitalières (infections nosocomiales) dans
l'établissement de soins, et la diffusion de l'information qu'elles
apportent à ceux qui en ont besoin pour prendre les mesures nécessaires
afin de prévenir les infections hospitalières ou au moins
d'en réduire le nombre.
1.2. Le but de l'enregistrement est donc plus large que le recensement lui-même,
à savoir la collecte de l'information; il comprend également
la surveillance des infections nosocomiales, y compris les enquêtes
épidémiologiques.
2. NECESSITE
2.1. L'enregistrement désinfections hospitalières est mentionné
explicitement parmi les tâches du comité d'hygiène hospitalière
(A.R. 7 nov. 1988, voir annexe 1).
2.2. Afin d'évaluer la qualité et l'efficacité des
soins infirmiers, un enregistrement systématique des infections hospitalières
e.a. est proposé comme instrument de mesure (A.R. 14 août 1987;
voir annexe 2).
2.3. Il n'est pas indiqué que le comité d'hygiène hospitalière
et le service infirmier, donnant suite à la législation précitée,
instaurent, chacun de son côté, un enregistrement des infections
hospitalières.
3. DESCRIPTION DU CONCEPT INFECTION HOSPITALIERE
3.1. Critères
1. Pour que les résultats soient comparables en temps (comparaison
avec des données antérieures) et en lieu (comparaison avec
d'autres services ou d'autres hôpitaux), il est nécessaire
d'appliquer les mêmes critères pour déterminer si une
infection est présente et si elle est d'origine nosocomiale.
2. C'est pourquoi il est conseillé, pour des études plus importantes,
de suivre rigoureusement les définitions du CDC relatives aux infections
nosocomiales, édition 1988 (
3. Pour les études plus limitées cependant, des critères
plus simples suffisent, basés sur les définitions du CDC précitées.
4. Le seul jugement du médecin traitant pour dire qu'une infection
déterminée est d'origine nosocomiale ou pas ne suffit pas,
car il est subjectif.
3.2. Critères généraux pour les infections hospitalières.
3.2.1. Infection, contamination, colonisation.
1. On doit faire une distinction entre une infection hospitalière
(ou nosocomiale) et une infection d'origine extra hospitalière.
2. On doit aussi faire la distinction entre une infection, une contamination,
et une colonisation.
3. Une infection suppose une multiplication de micro-organismes dans les
tissus, soit associée à des signes cliniques (infection symptomatique),
soit sans manifestation clinique (infection asymptomatique).
4. Une contamination est un processus entraînant la présence
de microorganismes sur le matériel ou la personne sans provoquer
de signes cliniques ou biologiques.
5. Une colonisation est une multiplication localisée de micro-organismes,
qui deviennent partie de la flore du sujet, sans entraîner de réaction
tissulaire.
6. Pour la détermination du caractère infectieux d'un processus,
on utilise des critères cliniques (examen clinique, fièvre...),
des critères de laboratoire (cultures, examens directs, sérologie...),
des examens complémentaires (radiographies, scintigraphies, CT. scan...).
En outre, on tient compte du fait que le médecin décide de
prescrire des antibiotiques.
3.2.2. Infection hospitalière.
1. Une infection nosocomiale (ou hospitalière) est une infection
qui n'était ni présente, ni en incubation lors de l'admission
du patient à l'hôpital. Cette infection peut se déclarer
lorsque le patient est encore hospitalisé, ou après sa sortie.
2. En pratique, on peut considérer toute infection qui se manifeste
chez un patient plus de 48h après son admission comme une infection
hospitalière. En cas d'affection virale, on peut tenir compte de
la durée d'incubation connue.
3. La détermination du caractère nosocomial d'une infection
selon ces critères simples peut malgré tout provoquer des
difficultés.
4. On doit déterminer, p.e., si une infection qui est une complication
d'une infection extra-hospitalière (p.e. septicémie chez un
patient avec cholécystite ou avec une ponction urinaire) ou qui se
déclare chez un patient qui était déjà colonisé
au moment de l'admission, doit être considérée comme
une infection hospitalière.
5. Une extension d'une infection préexistante, suite à un
acte technique ou chirurgical, doit être considérée
comme une infection nosocomiale.
3.3. Critères spécifiques pour les infections hospitalières.
3.3.1. Infections urinaires.
1. Il s'agit en l'occurrence de la plus fréquente des infections
hospitalières.
On distingue l'infection symptomatique de l'infection asymptomatique.
2. Les critères sont les symptômes cliniques, la bactériurie
et éventuellement la pyurie.
3. Les symptômes cliniques sont les suivants :
- - de la fièvre atteignant ou dépassant 38°C et/ou;
- - des mictions fréquentes, douloureuses ou urgentes et/ou;
- - une douleur suprapubienne.
4. Les critères bactériologiques d'une bactériurie
significative sont les suivants :
- - en cas d'urine prélevée au mi-jet : culture comprenant
au moins 100.000 col/ml d'une ou maximum deux espèces de micro-organismes.
- - en cas d'urine obtenue par sondage ou par ponction suprapubienne ou
si le patient est déjà sous antibioticothérapie : des
cultures positives comprenant moins de 100.000 col/ml sont également
considérées comme significatives.
- - un test au nitrite positif constitue également un critère
de bactériurie.
5. On parle de pyurie si on observe :
- >/= 8 leucocytes/champ microscopique (agrandissement 800 x) ou;
- >/= 3 leucocytes/champ microscopique (agrandissement 1000 x);
ou si le test de la leucocyte estérase est positif.
6. Le schéma ci-dessous est suivi :
3.3.2. Infections de plaie postopératoire
1. Il s'agit de la 2ème cause d'infections hospitalières,
après les infections urinaires.
On fait la distinction d'une part entre colonisation et infection, et, d'autre
part, entre infection de plaie chirurgicale superficielle et infection de
plaie chirurgicale profonde.
2. Les critères sont des symptômes cliniques et la culture
bactériologique positive.
3. Les symptômes suivants sont pris en considération :
- - la fièvre atteignant ou dépassant 38°C et/ou
- - les symptômes locaux d'infection et/ou;
- - un écoulement purulent par la plaie ou le drain et/ou ;
- - une déhiscence spontanée de la plaie.
4. La culture du liquide de la plaie ou du drain est considérée
comme positive si des micro-organismes sont isolés.
5. Le schéma ci-dessous est suivi :

3.3.3. Infection sur cathétérisme intravasculaire.
1. On distingue :
- - l'infection liée au cathéter.
- - la phlébite bactérienne.
- - la phlébite chimico-mécanique .
2. Les critères sont les suivants : symptômes cliniques et
culture bactériologique positive.
3. Une colonisation se produit très facilement à l'endroit
où est introduit un cathéter intravasculaire si bien que des
cultures positives en l'absence de signes cliniques ne sont pas considérées
comme un critère suffisant.
4. On considère comme symptômes cliniques :
- - des symptômes d'inflammation locale et/ou;
- - une fièvre atteignant ou dépassant 38°C et/ou
- - une sécrétion purulente.
5. Le schéma ci-dessous est suivi :
3.3.4. Infection des voies sanguines
1. Lorsqu'une infection des voies sanguines est constatée sur base
de données bactériologiques on parle d'une septicémie
ou d'une bactériémie; le terme bactériémie est
utilisé dans le cas où les microorganismes sont mis en évidence
dans le sang de manière intermittente. Si l'infection des voies sanguines
n'est constatée que sur base de données cliniques, on parle
de septicémie.
2. Les critères de septicémie clinique sont :
- - une fièvre atteignant ou dépassant 38°C;
- - une chute de la tension artérielle (TA syst.<90 mm de mercure)
et/ou;
- - une oligurie sans autre cause apparente que la septicémie.
A condition que le médecin traitant applique un traitement antibiotique
approprié.
3. Les critères bactériologiques sont les suivants :
- - soit au moins une hémoculture permettant l'isolement d'un germe
pathogène;
- - soit au moins deux hémocultures différentes avec isolement
d'un des germes suivants : staphylocoque coagulase négatif, microcoque,
Corynebacterium sp, Propionibacterium acnes, Bacillus sp., Clostridium sp.
4. Pour les patients de moins de 12 mois, les critères bactériologiques
sont les mêmes; les critères cliniques sont les suivants :
- une fièvre supérieure à 38°C ou une hypothermie
inférieure à 37°C, une apnée ou bradycardie et
l'instauration d'un traitement antibiotique approprié par le médecin
traitant.
5. Si l'infection du système circulatoire peut être mise en
rapport direct avec un autre foyer infectieux, préexistant ou concomitant,
on considère l'infection du système circulatoire comme secondaire.
Dans le cas contraire, ou si l'infection est liée à un cathéter
vasculaire, on la considère comme primaire.
6. Le schéma ci-dessous est suivi :
3.3.5. Pneumonies
Le diagnostic de pneumonies est difficile à préciser. On peut
se baser sur un ou plusieurs des critères suivants : critères
cliniques (expectorations purulentes, râles ou matité à
l'auscultation), critères radiologiques (apparition d'un nouveau
foyer, d'une caverne ou d'un épanchement pleural), et critères
bactériologiques (germe isolé à l'hémoculture
ou de cultures de prélèvements profonds
Comme une ponction transtrachéale, un lavage broncho-alvéolaire,
une biopsie bronchique ou pulmonaire), la démonstration d'un virus
dans les sécrétions des organes respiratoires, ou un diagnostic
sérologique par séroconversion avec un titre significatif
en IgM pour un virus sont également pris en compte.
4. SOURCES D'INFORMATION POUR L'ENREGISTREMENT DES INFECTIONS HOSPITALIERES.
4.1. Détermination des données nécessaires.
1. Les sources d'information que l'on utilisera pour l'enregistrement des
infections hospitalières sont de fait directement déterminées
par les données que l'on souhaite enregistrer.
Le choix des données demandées est à son tour déterminé
par leur intérêt d'une part et par la charge de travail que
nécessitera leur collecte d'autre part.
2. Il est donc important de définir clairement l'objectif visé
par l'enregistrement au sein de l'hôpital et, en fonction de celui-ci,
de rechercher les données nécessaires.
Ces différentes formes d'enregistrement, prospectives ou rétrospectives,
continues ou périodiques, totales ou locales, ... sont décrites
sous le point 5.1.
3. L'enregistrement d'une information de manière détaillée
peut ultérieurement toujours être mis à profit au moment
de l'analyse, alors que l'inverse n'est pas possible. D'autre part, une
information détaillée rend le système plus fastidieux,
plus coûteux et parfois plus lent.
4. Pour chaque donnée souhaitée, il est préférable
de vérifier si cette information n'a pas déjà été
produite, voire introduite dans l'ordinateur par d'autres personnes ou services,
et d'en examiner la disponibilité.
4.2. Signalement des problèmes.
Si un enregistrement permanent des infections nosocomiales n'est pas instauré
dans tous les services de l'hôpital, il faut alors inciter toutes
les personnes travaillant à l'hôpital, tant les médecins
que le personnel infirmier, à signaler toute augmentation du nombre
d'infections ou tout autre problème au médecin-chef ou au
Comité d'Hygiène Hospitalière.
4.3. Sources des données.
1. données de nature administrative telles que :
- - nom;
- - sexe;
- - date de naissance;
- - numéro de dossier;
- - date d'admission, date de sortie ou de décès;
- - service hospitalier.
Ces données peuvent être retrouvées auprès du
service administratif des patients.
2. données de culture médicale telles que :
- - diagnostic, diagnostic secondaire lors de l'admission;
- - diagnostic principal et diagnostic(s) secondaire(s) au moment de la
sortie;
- - infection existant au moment de l'admission;
- - infection survenant durant l'hospitalisation;
- - facteurs de prédisposition tels que :
- . diabète
- . tumeur maligne
- . immunosuppression - examens techniques;
- - traitement, notamment médicaments, en particulier les antibiotiques.
Ces données peuvent être trouvées dans le dossier médical,
éventuellement grâce au résumé clinique minimum
(RCM).
3. données relatives aux soins telles que :
- - température;
- - cathéter urinaire;
- - cathéter intravasculaire ;
- - ventilation artificielle;
- - soins des plaies.
A propos de chacune d'elles, on pourra s'enquérir des signes d'infection
tels que douleur, rougeur, tuméfaction, chaleur, pus, ...
Ces données peuvent être extraites du dossier infirmier. Une
grande partie de ces données est également traitée
dans le résumé infirmier minimum (RIM).
4. données microbiologiques.
Un aperçu des cultures bactériologiques avec antibiogramme,
des examens sérologiques et virologiques peut être obtenu au
laboratoire de microbiologie.
5. données relatives à l'intervention chirurgicale
t
elles que :
- - intervention principale, intervention accessoire;
- - durée de l'intervention;
- - identification de l'équipe chirurgicale;
- - utilisation périopératoire d'antibiotiques;
- - mise en place de matériaux étrangers;
- - présence de drains.
Les données sont rassemblées dans le quartier opératoire
en fonction de l'administration et du règlement des prestations relatives
aux interventions; celles-ci peuvent, si nécessaire, être complétées
en introduisant les données manquantes.
6. Il va de soi que la personne chargée de l'enregistrement ne pourra
centraliser et traiter ces données qu'après accord du médecin-directeur,
des chefs de service concernés et du Comité d'hygiène
hospitalière.
4.4. Enregistrement des infections nosocomiales à partir du laboratoire
de microbiologie.
1. L'enregistrement des infections nosocomiales au départ de la banque
de données du laboratoire de microbiologie est souvent considéré
comme la solution la plus facile, et ce parce que cette manière de
procéder comporte des aspects attractifs.
2. On pense pouvoir appliquer une automatisation aisée grâce
au traitement électronique d'énormes quantités de données
qui permet d'obtenir un matériel chiffré exact et objectif.
La plupart des laboratoires ont en effet déjà atteint un certain
niveau dans le traitement informatique des données.
3. Le laboratoire de microbiologie est le mieux placé pour déceler
le plus rapidement un changement dans les données épidémiologiques
de l'institution (apparition de nouvelles espèces ou modification
significative du nombre de cas isolés de certaines espèces).
4. On peut faire appel à l'expertise et à l'autorité
du microbiologiste qui utilise différentes techniques afin de déterminer
le "caractère nosocomial" des souches bactériennes
détectées et qui, légalement, siège aussi au
sein du comité d'Hygiène hospitalière.
5. L'enregistrement, à partir de la seule banque de données
microbiologiques, comporte cependant des inconvénients fondamentaux
qui sont souvent ignorés. Quelques-uns d'entre eux sont cités
ci-après.
6. Les résultats du laboratoire de microbiologie ne peuvent pas être
considérés comme une population représentative des
agents d'infections nosocomiales. Ils constituent en fait un amalgame d'échantillons
diagnostiques (et parfois répétitifs) de patients hospitalisés
et ambulatoires, de recherches de porteurs sains, de contrôles de
stérilité, de dépistages de cas parmi le personnel
et les patients dans le cadre d'épidémies, etc. Ces données
comme telles ne permettent donc pas d'établir des statistiques d'incidence.
7. La banque de données microbiologiques est également incomplète.
Elle ne comporte en effet pas de données au sujet des infections
pour lesquelles aucune culture n'est demandée. Les chiffres sont
donc faussés au détriment des départements qui font
plus largement appel au laboratoire.
8. Les techniques et les moyens nécessaires pour démontrer
une transmission intra-hospitalière (détermination des biotypes
et des sérotypes, détermination adéquate de la sensibilité
et de profils de plasmides) ne sont généralement pas disponibles
dans les petits laboratoire. De ce fait, on décide souvent de manière
erronée du caractère nosocomial d'une infection.
9. Le software nécessaire pour le traitement correct des données
épidémiologiques manque généralement et est
techniquement très difficile à développer.
10. 0n peut donc conclure que la banque de données du laboratoire
de microbiologie peut en effet être utilisée comme un point
de départ (et uniquement comme tel) pour l'enregistrement des infections
nosocomiales.
Cette analyse doit toutefois toujours être suivie d'une interprétation
prudente et professionnelle par le microbiologiste en quête de preuve
des infect ions supposées.
5. COLLECTE ET TRAITEMENT DES DONNEES EPIDEMIOLOGIQUES.
5.1. Collecte des données.
1. La collecte des données peut être organisée de différentes
manières en l' occurrence de manière rétrospective
ou prospective, continue ou périodique, ou encore totale, partielle
ou locale.
2. Dans le cas de la méthode rétrospective, les données
sont recherchées, soit à la fin du séjour à
l'hôpital, soit au moment de t'enquête, dans les documents existants,
principalement dans te dossier médical ou infirmier.
Si lors de l'élaboration de ces dossiers, les éléments
nécessaires pour diagnostiquer une infection hospitalière
n'ont pas été demandés de manière systématique
et explicite, la méthode rétrospective donne généralement
des chiffres trop bas.
3. Dans le cas de la méthode prospective, les critères sont
fixés au préalable et, durant le séjour du patient,
on vérifie systématiquement si ces critères sont rencontrés.
La méthode prospective doit manifestement être préférée
à la méthode rétrospective, chaque fois qu'elle peut
être appliquée.
4. Un enregistrement périodique (ou temporaire) est souvent préféré
à un enregistrement continu (permanent) car ce dernier exige un travail
très intensif et de plus il est très onéreux.
5. Un enregistrement total essaie d'enregistrer chaque infection nosocomiale
chez tous les patients, tandis qu'un enregistrement partiel ne vise qu'un
domaine déterminé (p.ex. les infections urinaires) et qu'un
enregistrement local est limité à une clinique déterminée,
un service ou une unité de soins d'un hôpital.
5.2. Responsabilité en matière de collecte et de traitement.
1. L'enregistrement doit être régulier. Dès que la méthode
et le domaine de surveillance ont été déterminés,
chaque institution choisit la voie la plus appropriée pour y parvenir.
2. Le médecin traitant doit avoir accès aux données
enregistrées au sujet des patients qui lui sont confiés avant
que celles-ci ne soient traitées.
3. Le traitement des données d'enregistrement fait partie des tâches
de l'équipe que forment le médecin en hygiène hospitalière
et l'infirmière en hygiène hospitalière.
4. Après traitement, les données d'enregistrement sont en
premier lieu renvoyées aux médecins traitants.
5. Les résultats récoltés sont discutés au moins
une fois par an par le Comité d'hygiène hospitalière
et comparés avec les résultats des années précédentes
et avec la littérature.
6. Lorsque des domaines, qui posent problème, sont constatés,
il y a lieu de rechercher systématiquement des solutions (l'enregistrement
pour l'enregistrement n'a aucun sens). Cela signifie que des directives
concrètes doivent être édictées afin de promouvoir
l'hygiène et que le personnel soignant, quel que soit son niveau,
devra suivre des cours de recyclage.
7. Le Comité d'hygiène hospitalière adaptera les domaines
surveillés aux besoins de l'établissement.
ANNEXE 1.
7 novembre 1988 - Arrêté royal modifiant l'arrêté
royal du 23 octobre 1964 fixant les normes auxquelles les hôpitaux
et leurs services doivent répondre.
Article 1er. Dans l'annexe de l'arrêté royal du 23 octobre
1964 fixant les normes auxquelles les hôpitaux et leurs services doivent
répondre,(.. .) le point 9°bis des normes d'organisation applicables
à tous les établissements est remplacé par les dispositions
suivantes :
(...).
a) le médecin hygiéniste hospitalier.
Dans l'exercice de ses fonctions, ce médecin dépend du médecin
chef de l'établissement.
Fonctions.
Le médecin intervient en tant que conseiller dans les domaines suivants
:
(...)
3. L'enregistrement des infections hospitalières (...)
Missions du Comité d'hygiène hospitalière.
Le Comité d'hygiène hospitalière, organe consultatif
du médecin-chef de l'établissement, est chargé des
missions suivantes : (...)
3. L'enregistrement des infections hospitalières (...).
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ANNEXE 2.
14 août 1987 - Arrêté royal modifiant l'arrêté
royal du 23 octobre 1964 fixant les normes auxquelles les hôpitaux
et leurs services doivent répondre.(.. .)
Article 1er. Dans l'annexe "Normes générales applicables
à tous les établissements" de l'arrêté royal
du 23 octobre 1964 fixant les normes auxquelles les hôpitaux et leurs
services doivent répondre, la rubrique II " Normes fonctionnelles"
est complétée comme suit (...)
Article 3. Dans la rubrique "Normes d'organisation" de l'arrêté
précité, le point 12° est remplacé par la disposition
suivante : (...)
12° L'activité d'infirmier doit être évaluée
d'une manière systématique. Dans ce cadre, un enregistrement
systématique des infections nosocomiales, des escarres, des erreurs
et des accidents doit être fait afin de contrôler la qualité
et l'efficacité des soins infirmiers. De plus, un enregistrement
de la durée de séjour, des réadmissions et des complications
pour des pathologies bien déterminées pourra également
servir.(...)
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