La dissémination du virus
de l'immunodéficience humaine (VIH), l'apparition d'infections
par les virus de l'hépatite (HBV, HCV,) et l'augmentation
des cas de tuberculose (TBC) résistante à la thérapeutique,
constituent les raisons d'un souci fortement accru pour la prévention
de la transmission d'infections lors d'actes médicaux à
l'hôpital. Il n'existe jusqu'à présent aucune
directive contraignante concernant les mesures qui doivent être
appliquées dans les cabinets dentaires. Etant donné
que toute forme de contrôle externe est absente, chaque
dentiste a l'obligation de prendre ses responsabilités
à cet égard.
Une littérature abondante est disponible concernant l'hygiène et la prévention de la transmission des infections à l'hôpital. Les procédés proposés sont souvent difficiles ou impossibles à appliquer en pratique dentaire. La pratique en elle-même complique les procédures efficaces d'hygiène. Pensons au contact entre le patient et le dentiste durant les soins. Un grand nombre de patients sont soignés très rapidement les uns après les autres dans une même salle de soins. En outre, de nombreux soins provoquent des saignements ou vont de pair avec la production d'aérosols. Un grand nombre d'instruments et de surfaces sont difficiles à désinfecter ou à stériliser dans un cabinet dentaire. Bien que l'on tende à un consensus concernant la nécessité de travailler de manière hygiénique, l'unanimité n'existe pas toujours sur la meilleure méthode d'y parvenir.
Nous tentons, dans cette brochure, de proposer les mesures principales et indispensables. Nous nous référons à cet égard aux raisons qui justifient de telles règles. Il n'est toutefois pas possible d'imposer une solution miracle qui puisse être appliquée dans toute situation et dans toute pratique dentaire. C'est pourquoi nous considérons ces mesures comme des recommandations qui, dans la mesure du possible, doivent être suivies.
Soulignons aussi que l'efficacité d'un protocole de prévention des infections est déterminée par le maillon le plus faible. C'est pourquoi, il est préférable d'élaborer pour chaque pratique individuelle un système complet, adapté aux circonstances spécifiques dans lesquelles on travaille et qui satisfasse aux exigences les plus strictes en matière d'hygiène en pratique dentaire. Ceci n'exclut nullement que toute amélioration contribue à diminuer le risque de transmission de l'infection
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2. CONTAMINATION ET INFECTION, SOURCES
ET VOIES DE TRANSMISSION
Le but de l'hygiène en pratique dentaire est avant
tout de prévenir la transmission des infections. Les infections
sont la conséquence d'une contamination préalable
par un agent infectieux. Les micro-organismes sont transmis par
une source via une voie de transmission à un hôte
et peuvent provoquer une infection chez ce dernier.
2.1
Source
Tant le patient que la personne qui dispense les soins
peuvent constituer une source de contamination par un micro-organisme
pathogène. Il ne doit même pas nécessairement
souffrir lui-même d'une infection. Il peut n'être
qu'agent vecteur d'un micro-organisme pathogène sans manifester
les symptômes d'une infection (agents vecteurs asymptomatiques).
Le matériel infectieux peut être du sang, de la salive,
du liquide provenant de lésions, de sécrétions
nasales ou de sécrétions respiratoires expectorées.
La source d'une infection est exceptionnellement extérieure
à l'homme. Si l'eau est contaminée, son ingestion
ou son contact peuvent provoquer une infection. Un autre exemple,
où l'environnement est source de contamination, est un
conditionnement d'air contaminé.
2.2
Voies de transmission
La transmission d'un agent infectieux peut se produire
:
a) de patient à patient par l'intermédiaire des
mains de la personne qui dispense les soins ou par les instruments
b) du patient à la personne qui dispense les soins
c) de la personne qui dispense les soins au patient
Dans ces cas, deux formes de voie de transmission se présentent
: transmission par contact ou par air (dissémination aéroportée
ou "droplet infection").
La voie de transmission par contact est la forme la
plus fréquente : dans ce cas, un très grand nombre
de germes peuvent être transmis en une fois.
Le contact direct entre la personne qui dispense les soins et
le patient se produit également.
Le contact indirect est le plus fréquent. Des patients
successifs peuvent être contaminés par des instruments
contaminés, des surfaces de travail contaminées
ou les mains contaminées de la personne qui dispense les
soins.
En introduisant une main non protégée dans la bouche
du patient, la personne qui dispense les soins peut être
contaminée. La projection de gouttelettes de liquide infectieux
(droplet nuclei) sur la peau blessée et surtout sur les
muqueuses (bouche, yeux) est également possible.
Un cas particulier de contact immédiat est l'inoculation
directe.
Le problème se pose lorsque du sang ou des sécrétions
mêlées de sang sont introduits par une peau lésée
ou par piqûre ou coupure par des aiguilles, des instruments
ou des objets tranchants (ainsi que par projection de débris).
Le fait que l'agent infectieux soit introduit directement dans
le circuit sanguin ou dans les tissus rend celui-ci extrêmement
dangereux.
La transmission aéroportée par inhalation
d'agents infectieux se rencontre également.
Le personnel soignant ou les patients peuvent inhaler des particules infectieuses à la suite de la formation d'un aérosol par la toux ou par l'action de l'instrumentation.
2.3
Le patient réceptif
De nombreux facteurs peuvent influencer la protection
contre certains agents infectieux et expliquer une sensibilité
plus ou moins grande à l'égard des infections :
statut immunitaire après vaccination ou infection antérieure,
hérédité, situation nutritionnelle, traitement
par corticostéroïdes, immunodéficience, chimiothérapie,
diabète, âge, grossesse. Les patients plus réceptifs
développeront une infection avec une quantité plus
faible de micro-organismes (l'inoculum) que les personnes saines.
2.4 Micro-organismes qui jouent un rôle
2.4.1 Bactéries
Les micro-organismes suivants sont les principaux responsables
de transmission :
- Staphylocoques, principalement Staphylococcus aureus
- Mycobacterium tuberculosis
- Streptococcus pyogenes
Cependant, n'importe quelle bactérie peut, en principe,
être transmise, même celle de la flore normale pour
autant que l'hôte présente un risque infectieux élevé
(par exemples : Pseudomonas aeruginosa, Candida albicans,
Legionella ; ce dernier peut aussi être transmis théoriquement
par l'intermédiaire d'aérosols).
2.4.2 Virus
La plupart des virus peuvent être transmis en pratique dentaire.
Nous ne signalons ici que les principaux, en raison du risque
de pathologie grave qu'ils représentent ou de l'importance
du risque infectieux.
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3. MESURES PREVENTIVES PRINCIPALES.
Dans la prévention des infections on peut ramener les
principales mesures préventives à trois groupes
:
3.1
Mesures universelles ou <standards >
Les mesures de précautions universelles ont vu le jour
avec l'émergence du SIDA. Elles ont pour but de protéger
systématiquement le soignant et ses patients contre des
affections transmissibles par le sang. Il n'est à cet égard
pas tenu compte du fait que l'on connaisse ou non l'état
infectieux du patient.
Appliquées en pratique dentaire, ces précautions
consistent en ce qui suit :
Chaque patient sera considéré comme porteur potentiel
d'agents transmissibles par le sang. Le soignant doit protéger
l'ensemble de ses patients, ses collaborateurs et lui-même
contre ces affections. A cet effet, pour tout ce qui entre en
contact avec le sang, les muqueuses, la salive, les éclaboussures
et pour les objets ou instruments contaminés ou utilisés
chez le patient, on veillera aux points suivants :
3.2
Nettoyage, désinfection et stérilisation
Le but d'un nettoyage est d'éliminer
les souillures. La plupart des germes sont également éliminés
à ce niveau. Le nettoyage dans un appareil automatique
est plus efficace que le nettoyage manuel.
Le terme désinfection comprend aussi bien la notion de désinfection des objets et surfaces, que la notion d'antisepsie, c'est-à-dire la désinfection des tissus vivants. Après une désinfection, l'objet ou le tissu désinfecté n'est pas nécessairement stérile, mais assure une sécurité pour l'utilisation ultérieure. En toute hypothèse, toutes les bactéries végétatives et la plupart des champignons sont tués. Certains virus peuvent survivre aux techniques de désinfection. De même Mycobacterium tuberculosis est plus résistant à la désinfection chimique.
Après stérilisation, il ne doit plus être
possible de déceler des germes sur l'objet traité.
Un objet stérile est donc dépourvu de germes, et
ce aussi longtemps que l'emballage reste intact.
La plupart des instruments, appareils et autres matériels
dentaires sont réutilisés et doivent donc être
traités de sorte qu'il n'existe aucun risque de transmission
de germes infectieux lors de l'emploi chez un autre patient.
Il est impossible de traiter tous les instruments de la même
manière, principalement en raison des spécificités
des matériels. Une classification des instruments en fonction
du niveau d'hygiène exigé (nettoyage, désinfection,
stérilisation) n'est en pratique pas toujours possible
vu la délimitation peu claire entre les groupes d'instruments.
C'est pour des raisons de sécurité qu'on suit le
principe selon lequel 'tout ce qui peut être stérilisé
de manière simple et sûre, est toujours stérilisé
et ce après chaque patient' afin de réduire
au minimum le nombre d'opérations à effectuer et
la quantité d'appareils et de produits à acquérir.
Pour les applications pratiques, on recourt souvent à la
classification selon Spaulding.
Des objets critiques sont des instruments qui sont introduits
dans les milieux stériles du corps, y compris la voie sanguine
: ils doivent être stériles.
Des objets semi-critiques entrent en contact avec des muqueuses,
mais ne pénètrent pas dans les tissus : ces objets
sont stériles ou ont au moins subi une désinfection
poussée (high-level) (ceci signifie que seules des spores
peuvent survivre).
Des objets qui n'entrent en contact qu'avec la peau intacte, c.-à-d.
des objets non-critiques, doivent certainement être nettoyés,
et éventuellement désinfectés, mais ne doivent
pas être stériles.
L'hygiène des mains est une forme particulière de
nettoyer et de désinfecter. Etant donné son importance
ce sujet sera traité separément.
3.3
Importance de l'anamnèse
Le fait de bien établir une anamnèse
constitue un élément important dans la protection
des patients et des personnes qui dispensent les soins. En principe,
tous les patients sont considérés comme potentiellement
contaminés et les précautions standards sont appliquées.
Certains éléments mis en lumière par l'anamnèse
peuvent toutefois justifier d'autres méthodes de travail.
Un patient fortement immunodéprimé peut justifier
l'emploi d'eau stérile. Il peut également être
utile de recevoir ce patient en premier lieu dans la journée
afin de diminuer le risque d'infection croisée.
D'autre part, on peut recommander de recevoir un porteur connu
d'agents pathogènes, par exemple les virus VIH ou hépatite
B et/ou C en fin de consultation afin de pouvoir ensuite accorder
plus de soin au nettoyage et à la stérilisation.
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4. HYGIENE DES MAINS
En médecine dentaire, l'hygiène des mains est
capitale, tant pour le confort et la sécurité du
patient que pour la sécurité du praticien.
Les germes présents sur la peau peuvent être classés
en deux groupes : une flore permanente ou résidante et
une flore transitoire.
La flore résidante se développe dans les plis microscopiques
de la peau et dans les conduits des glandes sébacées
et des follicules pileux. De là, elle se développe
vers la surface et se confond avec les germes de la flore transitoire
qui se trouvent sur les couches épithéliales superficielles.
La virulence de la flore résidante est peu élevée.
Elle n'est en général pas la cause d'infections
croisées, sauf en cas d'interventions invasives.
La flore transitoire comprend également, outre cette " émergence " de la flore résidante, la flore provenant des personnes et des objets environnants. La composition de la flore transitoire dépend des divers contacts auxquels est soumise la peau et est par conséquent très variable. Cette flore transitoire est le plus souvent la cause des infections croisées.
4.1
Précautions générales
Les ongles des mains doivent être coupés
courts.
Etant donné qu'il se lave souvent les mains, il est important
que le praticien utilise régulièrement une crème
pour les mains en vue de maintenir la peau saine.
Le port de bijoux aux mains et aux poignets peut être cause
de blessures, offrir des niches aux microorganismes et présenter
un obstacle au lavage des mains.
4.2
Lavage et désinfection des mains : définition
du concept
Quelle que soit la méthode de traitement choisie,
la peau de la main ne peut jamais être " stérilisée
". Tout au plus peut-on en réduire le nombre de micro-organismes.
Lavage des mains
Le lavage des mains a pour but de les nettoyer, c'est-à-dire
de les débarrasser de toute souillure visible ou invisible
grâce à un effet mécanique.
Le < lavage hygiénique > élimine les souillures
et une grande partie de la flore transitoire.
Il est effectué avant et après chaque soin et chaque
fois que les mains sont souillées.
Désinfection des mains
La désinfection des mains a pour but une action
bactéricide par effet chimique. On distingue différents
types de désinfection des mains :
4.3 Lavage et désinfection
des mains : principes et méthodes

4.4
Gants
Le lavage et la désinfection des mains ne remplacent
pas le port des gants et inversement.
Les gants doivent répondre aux exigences suivantes :
Les gants non stériles (pauvres en germes) sont
destinés à protéger la personne qui travaille
et contribuent à éviter une contamination des mains
lors de certains soins ou de certaines manipulations. Ils doivent
être étanches.
Les gants stériles sont utilisés pour protéger
le patient lors d'interventions invasives, par exemple, lorsque
l'on franchit le périoste.
Ils doivent être bien adaptés à la main et
être pourvus d'une manchette suffisamment longue et serrée.
4.5 Recommandations pratiques
4.5.1 Equipements
Un lave-mains alimenté en eau courante froide et chaude
devrait se trouver dans chaque local où un patient est
susceptible de bénéficier de soins ainsi que dans
chaque local ou zone où se manipulent des produits propres
ou sales.
Idéalement, ce lave-mains est équipé de robinets
actionnés de préférence par le coude ou le
genou ou le pied.
Il faut veiller à ce que ces robinets ne provoquent pas
d'éclaboussures lors du contact de l'eau avec la vasque
du lave-mains.
Les distributeurs de produits de lavage et de séchage
sont fixés au mur et délivrent les produits en dose
ou pièce unitaire et à usage unique.
Ces équipements doivent être régulièrement
nettoyés.
Le récipient ou distributeur de savon est à usage
unique ou nettoyé avant remplissage.
Un sac à déchets, à usage unique, de taille
suffisante est prévu à chaque point de lavage.
4.5.2 Eau
Pour obtenir un nettoyage satisfaisant et l'élimination
des micro-organismes, le lavage nécessite de l'eau courante.
L'eau de distribution, étant donné ses propriétés
microbiologiques, convient à tous les types de lavage.
L'eau dite stérile n'est pas nécessaire pour la
désinfection chirurgicale.
4.5.3 Produits de lavage et de désinfection
Les distributeurs de solutions pour le traitement des mains sont
indispensables : il faut proscrire totalement les pains de savon.
Un savon liquide doux, bactériologiquement propre, à
pH neutre ou légèrement acide, délivré
en dose unitaire est satisfaisant pour le lavage. Le savon doit
rester propre durant toute la durée de son utilisation.
L'alcool à 70° ou une solution antiseptique à
base d'alcool à 70° est utilisée pour la désinfection
hygiénique des mains.
Pour éviter un dessèchement de la peau des mains,
on peut ajouter un lubrifiant dans l'alcool, par exemple du glycérol
à 1% ou de l'huile de silicone ( 2 gttes par litre).
Un savon contenant un antiseptique ( chlorhexidine - iodophore...)
est recommandé pour la désinfection chirurgicale.
4.5.4 Brosses
Elles sont utilisées pour les ongles et éventuellement
les espaces interdigitaux lors de la première phase de
la désinfection chirurgicale.
Si l'on utilise des brosses, celles-ci doivent être douces,
et être à usage unique ou lavées et stérilisées.
4.5.5 Séchage
Après le lavage des mains, le moyen de séchage doit
être propre, individuel, doux et présenté
en distributeur.
Les essuie-mains doivent être à usage unique: il
faut proscrire les serviettes, à usage multiple, généralement
en tissu, véritables milieux de culture.
Les systèmes à air pulsé pour sécher
les mains peuvent entraîner aérocontamination, perte
de temps et irritation de la peau.
Après désinfection chirurgicale, le séchage
se fait soit au moyen de linges stériles, soit par friction
à l'alcool.
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5. TENUE DE TRAVAIL
La tenue de travail, tant pour le praticien de l'art dentaire
que pour ses collaborateurs, doit répondre à certains
critères tels que:
- une hygiène impeccable (visuelle et microbiologique)
- une sécurité pour les soignants
- un aspect esthétique et ordonné
- une certaine identité professionnelle.
5.1
Vêtements de travail
Les vêtements de travail doivent être changés
régulièrement et chaque fois qu'ils sont visiblement
souillés. Ils doivent remplacer ou recouvrir largement
les vêtements civils et avoir des manches courtes ou semi-longues
qui facilitent le lavage des mains. Ils seront confectionnés
dans des matériaux supportant facilement les lessives à
des températures et temps qui garantissent la désinfection
et doivent être non propagateurs de la flamme.
En pratique, on choisit souvent une blouse ou veste en coton ou
en mélange polyester-coton, à manches courtes, avec
fermeture à ras du cou ou col officier.
Des bijoux ne doivent pas être portés sur les vêtements
de travail (collier par exemple).
5.2
Bonnets
Le port des calots ou bonnets n'est pas nécessaire
pour les soins dentaires courants ; toutefois, on recommande le
port de cheveux courts ou coiffés en chignon.
Outre le fait que les cheveux longs, portés librement,
peuvent être désagréables pour le patient,
ils peuvent contaminer les instruments ou les plans de travail
et inversement.
5.3
Masques
Le masque sert à protéger aussi bien
le praticien que le malade.
Le praticien porte un masque contre les éclaboussures dues
à certains actes produisant des aérosols ou la projection
de particules dures et coupantes (détartrage, fraisage,
polissage, etc.) ainsi que des contaminations bactériennes
ou virales lors de soins à des patients présentant
des infections buccales ou des voies respiratoires (TBC) ou porteurs
de maladies virales transmissibles par le sang (HBV, HCV, HIV
...).
Le port du masque est spécialement indiqué pour
protéger le patient si le praticien est atteint d'une infection
transmissible par les voies respiratoires (rhinite, grippe, ...)
ou d'infection cutanée (ex.: herpes).
Le masque doit bien recouvrir le nez et la bouche, être
constitué en fibres synthétiques à haut pouvoir
de filtration (> 95 %) et de préférence être
hydrofuge. Il sera changé dès qu'il est souillé
ou humide et enlevé et jeté immédiatement
après usage. Un lavage des mains s'impose dès que
le masque a été touché.
Actuellement, il existe des masques spécifiques qui, grâce à une filtration efficace et à une excellente étanchéité autour du visage, offrent une protection accrue vis-à-vis de Mycobacterium tuberculosis.( voir Tuberculose )
5.4
Lunettes ou écrans
Les situations à risque (projection de particules
avec risque de blessure ou de contamination, en particulier des
conjonctives) doivent donner lieu au port de lunettes ou de visières
suffisamment larges de manière à ce que les projections
ne puissent atteindre l'oeil. L'écran est moins pratique.