II. HYGIENE HOSPITALIERE DU MATERIEL
Préliminaires :
- Asepsie = Ensemble de mesures propres à empêcher
tout apport exogène de micro-organismes.
Ex : Techniques aseptiques de soins
Unité aseptique ou isolement protecteur
- Antisepsie = Opération au résultat momentané
permettant au niveau des tissus vivants, dans les limites de leur tolérance,
d'éliminer ou de tuer les micro-organismes et/ou d'inactiver les
virus en fonction des objectifs fixés. Le résultat de cette
opération est limité aux micro-organismes et/ou virus présents
au moment de l'opération.
L'antisepsie s'obtient au moyen d'un antiseptique (voir plus loin). Ex :
Antisepsie de la peau.
Un peu d'histoire:
L. Dandois
Revue Médicale de Louvain 11, 12-23, 1982
Etude sur l'antisepsie chirurgicale
asepsie veut dire "absence d'infection".
antisepsie veut dire "lutte contre l'infection".
asepsie chirurgicale = procédés qui ont pour but d'empêcher
les plaies d'être infectées.
antisepsie chirurgicale = procédés qui ont pour but de combattre
l'infection des plaies.
A. Stérilisation
1. Définition
- Stérilité = absence de tout germe, bactérie ou virus,
sous forme de spores ou sous formes végétatives.
- Stérilisation = action de rendre stérile
- La stérilisation n'est pas absolue. Elle consiste à obtenir
une réduction de 6 logarithmes du nombre de germes (1.000.000 -->
1)
Dans la désinfection, on vise une réduction de 5 logarithmes.
D'où l'importance du nettoyage préalable avant la stérilisation.
"On ne stérilise bien que ce qui est propre".
2. Que faut-il stériliser ?
- Tout ce qui pénètre par effraction dans le corps (ex : aiguilles,
instruments, ...)
- Tout ce qui pénètre dans une cavité stérile
(ex : vessie)
- Tout ce qui ne peut absolument pas comporter de germes (ex : biberons,
tétines)
3. Volume à stériliser
Capacité nécessaire des autoclaves : 4 m3 /100 lits /jour
ou 40 l /lit /jour ouvrable
On peut escompter de stériliser pendant 6 heures - soit 12 charges.
Il en ressort que 1 autoclave de 400 l peut absorber la charge de 120 lits
et qu'1 autoclave de 600 l peut absorber la charge de 150 lits.
Il faut toujours prévoir au moins 2 autoclaves.
4. Service de stérilisation centrale
Dans la Résolution (72) 31 du Conseil de l'Europe, on peut lire au
point B.2 de l'annexe
"Afin de supprimer la contamination par le matériel, exiger
que :
- des services de stérilisation centrale soient créés
et exploités facilitant entre autre le contrôle de l'efficacité
des opérations de stérilisation, l'obtention de matériel
réellement stérile et la notification d'instructions détaillées
pour l'emploi de ce matériel.
- la stérilisation par la chaleur soit utilisée préférentiellement
lorsque cela est possible".
L'Arrêté Royal du 15 décembre 1978
(paru au Moniteur Belge du 4 juillet 1979) énumère une série
de normes architecturales et fonctionnelles pour les services universitaires
d'index C.D.M.E.
Pour la première fois, on y trouve des normes relatives à
certains services médico-techniques et généraux.
Parmi ceux-ci, le Service Central de Stérilisation a été
repris.
Dans le cas particulier, ces normes minimales peuvent s'appliquer à
tous les hôpitaux qu'ils soient universitaires ou non.
En voici le texte :
"I. Normes architecturales et physiques.
1. L'hôpital doit disposer sur place d'un service central de stérilisation.
Ce service entretient, stérilise et distribue le matériel
pour tous les services hospitaliers.
Au cas où il fait appel à un service externe de stérilisation,
l'hôpital doit de toute façon disposer d'un équipement
central de stérilisation restreint avec autoclave. Cet équipement
minimum doit être utilisable en permanence pour pouvoir faire face,
à tout moment, aux situations imprévues.
2. Tout l'appareillage pour la stérilisation doit être concentré
dans le service central de stérilisation.
Il ne peut être dérogé à ce principe que pour
les appareils de stérilisation du quartier opératoire [ou
de services similaires (p.ex. service de soins intensifs) et pour les appareils
de stérilisation au gaz, employés pour les instruments de
précision] (ceci devrait être supprimeé) .
3. La stérilisation centrale comporte respectivement une zone sale,
une zone propre et une zone stérile pour les opérations suivantes
: la réception du matériel souillé, le nettoyage, la
préparation et l'emballage, la stérilisation, le stockage
du matériel stérile et la distribution.
II. Normes fonctionnelles
Les systèmes utilisés pour la stérilisation doivent
être équipés des instruments de contrôle et d'enregistrement
nécessaires, permettant de noter les données essentielles
du processus de stérilisation. Tous les appareils de stérilisation
doivent faire l'objet d'un contrôle bactériologique hebdomadaire.
III. Normes d'organisation
1. Le contrôle des activités journalières incombe à
un médecin de l'hôpital ou au pharmacien de l'hôpital,
nommément désignés à cet effet. Les activités
journalières sont effectuées sous la direction et le contrôle
d'une infirmière désignée nommément.
2. La présence d'une infirmière est obligatoire au cours de
chaque stérilisation."
N.B. Par A.R. du 4 mars 1991 (M.B. 23 mars 1991)
"Le pharmacien hospitalier doit garantir le niveau qualitatif des activités
journalières de la stérilisation centrale.".
5. Moyens de stérilisation
Lire:
RECOMMANDATIONS du CONSEIL SUPERIEUR d' HYGIENE.

N.B. : Les pasteurisations (66° C - 30') et la tyndallisation (60 -80°
C et refroidissements successifs) ne sont pas des stérilisations,
mais un abaissement du nombre de germes.
Pour la pasteurisation du lait, on utilise 62,8° C pendant 30 minutes.
6. Note sur l'oxyde d'éthylène
En France, le Ministère de la Santé Publique a fait paraître
au Journal Officiel de la République Française du 10 janvier
1980, une "Circulaire n° 93 relative à l'utilisation de
l'oxyde d'éthylène pour la stérilisation".
En voici partiellement le texte :
".... La présente circulaire a pour but essentiel de limiter
et d'organiser l'utilisation de l'oxyde d'éthylène comme moyen
de stérilisation compte tenu, d'une part, des risques qu'elle comporte
et, d'autre part, de l'existence d'autres procédés aussi fiables
(par exemple, la vapeur d'eau sous pression). Aussi les principes de base
à retenir sont :
a) Seule une unité centrale de stérilisation, spécialement
équipée et servie par du personnel qualifié, est habilitée
à effectuer la stérilisation par l'oxyde d'éthylène.
L'utilisation d'appareils portatifs de stérilisation à l'intérieur
des services est formellement proscrite.
b) La stérilisation par l'oxyde d'éthylène ne doit
être utilisée que si aucun autre moyen de stérilisation
approprié n'existe.
c) La stérilisation par l'oxyde d'éthylène ne doit
jamais être employée pour stériliser du matériel
en urgence, car elle doit être suivie d'une désorption suffisante
et contrôlée.
d) En aucun cas, on ne doit stériliser à l'oxyde d'éthylène
des matériaux en matière plastique chlorée (P.V.C.
: production d'oxychlorure d'éthyle toxique) préalablement
traités par les radiations ionisantes, ni exposer aux rayons X ces
mêmes matériaux stérilisés à l'oxyde d'éthylène.
En effet, les dangers inhérents à l'emploi de ce gaz pour
la stérilisation de certains objets, notamment des sondes, tubes
et tous ustensiles en caoutchouc et matière plastique peuvent être
facteurs de risques :
Pour les malades, sous deux formes :
Brûlures au niveau des tissus en contact avec les cathéters,
sondes, etc... (ex : oedème de la trachée).
Troubles de la crase sanguine le plus souvent à type de fibrinolyse
pouvant évoluer vers la mort (tubes de CEC);
Pour le personnel hospitalier :
La manipulation de ce gaz nécessite, outre l'emploi de l'appareillage
adéquat, des précautions multiples, compte tenu des caractéristiques
du gaz qui est inflammable, explosif et toxique.
La toxicité peut se manifester par des phénomènes de
sensibilisation cutanée lors de la manipulation d'objets non désorbés
ainsi que l'apparition de troubles légers (vertiges, nausées,
etc...), conséquence d'un taux d'oxyde d'éthylène dans
la pièce de travail.
Ce mode de stérilisation doit donc faire l'objet dans les établissements
hospitaliers d'une surveillance toute spéciale".
13 Recommandations (Prof. R. Lauwerijs)
1. Lors de l'achat de nouveaux appareils, préférer ceux avec
hotte d'aspiration placée immédiatement au-dessus de la porte
d'ouverture;
2. Installer le stérilisateur dans un local isolé de l'aire
de travail habituelle;
3. Veiller à ce que le raccordement de l'autoclave se fasse vers
l'extérieur sans possibilité de recyclage de l'air;
4. Maintenir le local en dépression par rapport aux locaux voisins;
5. S'assurer que la ventilation générale à l'endroit
du stérilisateur atteint au moins 10 renouvellements/air/heure;
6. Travailler avec des pressions en oxyde d'éthylène aussi
basses que possible;
7. Réaliser les cycles de stérilisation de préférence
pendant la nuit;
8. Faire un dernier vide immédiatement avant l'ouverture de la porte;
9. Ne pas stocker du matériel stérilisé non aéré
dans une pièce où se trouvent des travailleurs et utiliser
de préférence une étuve à ventilation forcée
pour la désorption (24 h. à 50-55° C);
10. Maintenir l'équipement dans un bon état de fonctionnement
- vérifier régulièrement l'étanchéité
des raccords;
11. Stocker les bouteilles à gaz dans un endroit convenablement ventilé
et, de préférence, séparé de la salle de stérilisation
(utilité d'une balance : consommation variable d'après la
charge);
12. Utiliser un stérilisateur qui offre un minimum de possibilités
dans la conduite du cycle de stérilisation, par exemple :
- modification de la grandeur du vide, du nombre de vides,
- modification de la pression, de la durée du cycle,
- détermination du nombre de cycles d'aération.
13. Contrôler au moins une fois par an le respect des règles
précitées.
7. Contrôles des appareils de stérilisation
a. Préliminaire : Test de Bowie
* Bowie J.H., Kelsey J.C. et Thompson G.R.
Lancet, March 16, 586-587, 1963.
Utilité :
Contrôle périodique (de préférence journalier
- le matin) du bon fonctionnement des autoclaves. Ce test permet d'estimer
la qualité du vide et donc la rapidité de la pénétration
de la vapeur dans l'enceinte, condition essentielle d'éliminer d'éventuelles
poches d'air.
Principe :
Un paquet-témoin de textiles, au centre duquel est introduite une
feuille de papier sur laquelle 4 morceaux d'un ruban adhésif indicateur
ont été disposés en croix grecques ou en croix de St-André,
est autoclavé selon le procédé habituellement utilisé
dans le service.
La pénétration de la vapeur sera rapide et complète
si l'air a été correctement éliminé de l'autoclave
et, dans ces conditions, le ruban montrera un changement de couleur rapide
et régulier.
Dans le cas contraire, l'air formera au centre des textiles une ou plusieurs
poches et le ruban ne changera pas de couleur à cet endroit, la température
y étant trop fragile. Le virage de la coloration ne sera pas uniforme
du bord vers le centre.
Précautions :
a) Le test aura d'autant plus de signification que la quantité d'air
à éliminer sera grande : placer le paquet-témoin dans
la chambre, à l'exclusion de tout autre objet.
b) Le test a pour but de s'assurer que le temps de contact de la vapeur
après le vide est suffisant (3' - 134°).
Donc, si le cycle dure 7', il faut que la vapeur soit en contact après
4' pour agir pendant les 3 minutes suivantes.
Ainsi, la durée du test de Bowie sera de 4' et non de 7'.
Matériel :
- des essuie-mains de toile ourlée d'environ 90 cm de côté.
Veiller à ce qu'ils aient été lessivés une fois
au départ.
Entre deux tests, déplier et aérer les textiles;
- ruban indicateur chimiosensible.
- plier chaque serviette en 8 et les empiler en un tas d'environ 25 cm de
hauteur;
- au centre, placer la feuille de papier garnie des rubans indicateurs.
Pour un contrôle plus rigoureux, on peut placer au centre de la feuille
un thermocouple et/ou un indicateur biologique;
- procéder à un cycle de 4 minutes (134° C) de stérilisation
en plaçant le seul paquet-témoin dans l'autoclave (de façon
idéale, l'opération est effectuée le matin, au cours
du premier autoclave de la journée).
Lecture :
Si le cycle a été satisfaisant, le ruban doit montrer un changement
de couleur uniforme au centre et sur les bords.
Un virage plus pâle au centre qu'en périphérie est l'indice
d'une mauvaise pénétration de la vapeur. Noter sur la feuille
les indications permettant d'identifier le test et conserver le document
durant au moins un an.
Aérer les serviettes qui seront utilisées pour un test ultérieur.
Applications :
a) Le test de Bowie, seul, est indispensable pour une vérification
journalière du bon fonctionnement des autoclaves (qualité
du vide et de la vapeur).
b) Le test de Bowie peut par ailleurs être appliqué aux articles
et paquets très volumineux, pour apprécier la pénétration
de la vapeur.
c) Un test analogue peut être appliqué aux opérations
de stérilisation gazeuse à l'oxyde d'éthylène
en utilisant un ruban indicateur approprié.
Remarques :
A. Des feuilles indicatrices imprimées en cercles concentriques sont
disponibles commercialement.
B. Le test décrit ci-dessus est peu coûteux et paraît
satisfaisant. Des tests commercialisés très sensibles (ex.
DART d'AMSCO) sont plus onéreux et peut-être trop sensibles.
b. Contrôles :
1) Appareil à chaleur sèche :
* à chaque charge :
- enregistrement de la température au moyen d'un thermomètre
à maxima.
- utilisation de teintures thermosensibles ou de tubes de Browne
* chaque semaine, après chaque révision ou réparation
de l'appareil :
- contrôle bactériologique au moyen de spores de Bacillus subtilis
(var. globigii ou niger)
2) Autoclave à la vapeur :
* en début de chaque journée :
- effectuer un test de Bowie (voir détail ci-dessus)
* à chaque charge :
- enregistrement de la température, pression, durée
- teintures thermosensibles en saturation de vapeur (sur ruban, p.ex.)
* chaque semaine : (au min. chaque mois)
- contrôle bactériologique au moyen de spores de Bacillus
stearothermophilus (p.ex. ATTEST)
* à la mise en service, après chaque révision ou réparation
de l'appareil ou du circuit de l'approvisionnement de vapeur :
- contrôle par thermosonde.
3) Autoclave à oxyde d'éthylène :
* à chaque charge :
- enregistrement de la température, pression, durée
- teintures chimiosensibles (sur ruban p.ex.)
- une feuille avec du papier thermosensible est classée dans un registre,
cette précaution est utile pour s'assurer de la présence de
gaz
* chaque semaine au moins :
- contrôle bactériologique au moyen de spores de Bacillus
subtilis var. globigii (p.ex. ATTEST) ou niger.
N.B. Si l'on traite du matériel de prothèse ou d'implant,
il y a lieu d'effectuer le contrôle bactériologique lors de
chaque cycle de stérilisation et de ne délivrer ce matériel
qu'après contrôle des résultats des cultures. (48 h)
4) Autoclave au formol à pression de vapeur subatmosphérique
:
* à chaque charge :
- enregistrement de la température, pression, durée
- teintures chimiosensibles
* chaque semaine :
- contrôle bactériologique au moyen d'un mélange de
spores Bacillus subtilis, var. globigii (détecte le manque
éventuel d'humidité) et de Bacillus stearothermophilus
(détecte l'action de la formaldéhyde).
Les résultats de ces contrôles des appareils sont conservés
au minimum 1 an (2 ans aux Etats-Unis).
Pour les contrôles bactériologiques, il existe des préparations
commercialisées prêtes à l'emploi, d'utilisation commode
et dont les résultats peuvent être lus après simple
incubation (lecture après 24 h et 48 h).
Notre préférence va vers un système "fermé"
soit des tubes "ATTEST", soit des ampoules, ces dernières
ayant cependant l'inconvénient d'être cassables et d'être
limitées à la stérilisation par la vapeur.
La fidélité et reproductibilité des tests "ATTEST"
par rapport à d'autres peut être soulignée, à
condition que la date de péremption ne soit pas dépassée.
Les ampoules sont incubées pendant 48 h.
N.B.:
L'ATTEST 1262 est un test biologique pour les autoclaves à vapeur. Le résultat final se lit après 48 hr.
Un test rapide ( lecture après 3 hr ) est à l'étude ( Inf.Contr.Hosp.Epidem. 17,423-428; 1996).
L'ATTEST 1292 "Rapid Readout" est formé d'un substrat non fluorescent, le 4-methyl-lumbelliferyl-alpha-D-glucoside, qui devient fluorescent sous l'effet de l'alpha-D-glucosidase associée aux spores. L' enzyme des spores résiduelles après le processus agissant sur le substrat, provoque la fluorescence (rouge au lecteur). L'absence de fluorescence ( lumière verte au lecteur ) indique la stérilité.
L'enzyme paraissant légèrement plus résistant à la destruction que la spore elle-même, ce test serait aussi plus sensible que le test bactériologique.
8. Que faire si un test bactériologique est positif ?
1. Il n'y a pas lieu de tenter de récupérer le matériel
qui se trouvait dans la charge d'autoclave et qui aura le plus souvent déjà
été distribué, au moins en partie (sauf bien entendu
le matériel de prothèse qui ne sera de toute façon
délivré que si le test était négatif).
En effet, les spores utilisées pour tester les autoclaves sont extrêmement
résistantes, bien plus que les germes pathogènes qui auraient
pu être présents sur le matériel à stériliser.
Même si l'autoclave n'a pas effectué la destruction totale
des germes du test, on peut raisonnablement admettre qu'il ait pu détruire
les germes pathogènes présents dans la charge à stériliser.
2. Examiner soigneusement les enregistrements pour s'assurer que les paramètres
de la stérilisation ont été respectés : température,
durée, pression ...
3. Vérifier les enregistrements de cet autoclave effectués
au cours des jours ou semaines précédents pour s'assurer qu'il
a fonctionné correctement dans le passé.
4. Vérifier - si possible - les indicateurs thermo ou chimiosensibles
(ces derniers pour ETO)
5. Réexaminer les conditions de chargement de l'autoclave. Un test
peut être positif s'il y a eu une charge d'autoclave trop massive
ou trop dense. Les objets à stériliser ne seront pas en contact
avec la paroi. Le volume maximum des paquets ne dépassera pas 30x30x50
cm.
L'autoclave ne sera jamais chargé à plus de 70 % de sa capacité.
6. Rechercher s'il n'y a pas eu une erreur de laboratoire.
7. Faire une coloration du germe causant le test positif et observer ses
caractères bactériologiques pour s'assurer qu'il s'agit bien
du Bacillus et non d'un germe contaminant.
8. Vérifier si les conditions de stockage du test ont été
adéquats et s'il n'y a pas eu dépassement de la date de péremption.
(Certains pensent en effet que la dessication peut augmenter la résistance
des spores à la stérilisation).
9. Placer aussitôt un nouveau test dans la charge d'autoclave suivante,
et ne délivrer le matériel que si ce nouveau test est négatif.
Il est souhaitable d'acquérir divers types de tests ou de disposer
au moins de lots de fabrication, différents du même test.
Il peut en effet se faire que certaines spores soient plus résistantes
que la moyenne dans un même lot de fabrication et occasionnent un
test positif.
Pour ce contrôle, on placera simultanément un test du premier
lot et un test d'un autre lot ou d'une autre marque.
10. Si on n'a pas découvert de cause possible :
- paramètres corrects
- conditions de chargement adéquates
- pas d'erreur ou de contamination au laboratoire
- test conservé valablement et non périmé
et que le deuxième test (si possible d'un autre lot ou d'une autre
marque) est également positif, il y a lieu de mettre l'autoclave
hors service, de faire effectuer un entretien technique et une vérification
en veillant à ne le remettre en service qu'après avoir obtenu
des tests négatifs.
Des informations complémentaires peuvent peuvent être lues sur le site français du CEFH.
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