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| Enfin la nouvelle
orthographe ! Chantal Leonhardt et René Krémer |
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| La
réforme de l’orthographe proposée par le Conseil supérieur
de la langue française a paru le 6 décembre 1990 au Journal
officiel en France. Peu de temps après, l’Académie française,
le Conseil supérieur de la langue française du Québec,
la confédération inter-cantonale de l’instruction publique
en Suisse et le Conseil supérieur de la langue française en
Belgique ont donné leur approbation à la réforme. Une longue période de transition a suivi avec, en Belgique, une circulaire ministérielle admettant la coexistence des deux orthographes en 1998, puis donnant la priorité à la nouvelle en 2007. Enfin, en mars 2009, à l’occasion de « la langue française en fête », la presse belge de langue française adopte la nouvelle orthographe avec l’aide de la Communauté française, du Conseil de la langue française et d’un logiciel d’adaptation automatique du langage, créé par l’UCL. Signalons que « le bon usage de Grévisse et Goosse (2007) avait pris les devants, de même que la revue générale de Belgique. Quelques principes : · Les numéraux composés sont systématiquement reliés par un trait d’union (deux-cents). · Les noms composés prennent la marque du pluriel (des compte-gouttes). · Disparition des accents circonflexes sur I et U (ile, cout). · Les mots empruntés (étrangers) s’adaptent comme des mots français (révolver, des matchs). Quelques exemples qui peuvent nous surprendre ou nous choquer, parmi les 2000 mots modifiés (1) : sagefemme, braséro, piquenique, combattivité, vanupied, ognon… Quelques mots concernent la médecine : exéma, saccarine, otorhinolaryngologie, placébo, gout, aigüe, bronchopneumonie…. Le présent numéro d’AMA Contacts a été adapté à la nouvelle orthographe, grâce au logiciel Recto-Verso (2) développé par les linguistes informaticiens du Centre de traitement automatique du langage de l’UCL (CENTAL). Certains diront : « Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué ? » Nous croyons que l’orthographe est simplifiée par ces changements, mais que nous sommes un peu effrayés de devoir dorénavant relire plus attentivement nos textes, ou les faire passer par le logiciel de notre université. Les jeunes s'habitueront vite ! 1. Le millepatte sur un nénufar. Vadémécum de l’orthographe recommandée. Retour au sommaire
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